Sam Goodchild signe sa première en solitaire en Imoca et marque les esprits avant la Route du Rhum


Le marin anglais a remporté la course «1000 Race» sur le monocoque Macif et se pose comme l’un des grands favoris de la Route du Rhum en novembre prochain.

Le favori a tenu son rang. Et avec brio. En tête quasiment de bout en bout de la 5e édition de la 1000 Race, Sam Goodchild (Macif Santé Prévoyance) a remporté sa première course en solitaire en monocoque Imoca. A la barre du bateau de Charlie Dalin, vainqueur du dernier Vendée Globe et obligé de rester à terre depuis pour soigner son cancer, l’Anglais de 36 ans a démontré qu’il valait beaucoup mieux qu’un simple remplaçant. Et il a marqué les esprits avant la Route du Rhum, son premier grand défi en novembre prochain.

Ce vendredi matin, l’ancien figariste a triomphé après 4 jours 22 heures 19 minutes et 56 secondes de mer qu’il aura maîtrisés dès la sortie de la baie de La Forêt, tout au long de la course dans le golfe de Gascogne et jusqu’à l’arrivée au large de Concarneau. Au moment de rejoindre le port breton, il comptait plus de 100 milles d’avance sur son plus proche concurrent, Corentin Horeau (MACSF).


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Des conditions de course très variées

«C’était ma toute première course en solitaire sur ce bateau donc forcément je suis très heureux que ça se soit passé comme ça, a-t-il confié après son triomphe. On n’était que sept au départ, mais réussir à mener la course quasiment de bout en bout reste une vraie satisfaction. Et ce n’était pas si simple : il y avait beaucoup de transitions, du trafic de pêche, pas mal de moments où il fallait rester très concentré. Ce n’était pas seulement une question de vitesse pure. Mais le bateau a été irréprochable du début à l’arrivée, je n’ai eu aucun souci technique, ce qui m’a permis de rester pleinement focalisé sur la performance. Donc oui, forcément, je suis très content de la manière dont tout s’est déroulé. »

Sam Goodchild, qui avait avoué ressentir une certaine pression en prenant la suite de Charlie Dalin à bord du monocoque Macif, n’a pas caché sa joie d’avoir répondu aux différentes attentes : « Forcément, il y a un peu de pression quand on récupère un bateau avec un tel palmarès et qu’on succède à un marin comme Charlie. Mais pour l’instant, ça se passe plutôt bien. On verra surtout ce que ça donnera avec une flotte de 25 Imoca au départ de la Route du Rhum. En attendant, je ne pouvais pas vraiment espérer meilleur début en solitaire avec ce projet. » Rendez-vous est pris pour la légendaire transatlantique à l’automne.



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