Éliminé le 12 septembre, le général-major Anton Grunis, est mort dans la région de Donetsk après l’annonce d’une frappe ukrainienne. Il avait notamment rendu compte à Vladimir Poutine de la prise revendiquée de Kostiantynivka le 3 juillet.
Les forces ukrainiennes de drones ont tué samedi le général-major Anton Grounis, commandant de la 4e brigade de fusiliers motorisés du groupement Sud de l’armée russe dans l’est de l’Ukraine. L’annonce a été faite mercredi par le commandant ukrainien des forces de drones (SBS), Robert «Madyar» («le Hongrois») Brovdi, un peu plus de deux semaines après que le général eut reçu le titre de «Héros de la Russie» pour son rôle dans la guerre.
Robert Brovdi a affirmé que l’une de ses unités avait tué Anton Grounis lors d’une frappe menée de nuit contre sa position, dans la partie de l’oblast de Donetsk contrôlée par la Russie. «Le général-major Grunis a été éliminé le 12 septembre» à Kindrativka, a-t-il écrit mercredi sur Telegram, précisant qu’il était le septième commandant militaire russe tué par ses forces de drones. «Cette fois-ci, les “oiseaux” [drones] de la 427e brigade du SBS Raroh ont opéré avec une précision magistrale», a-t-il ajouté.
Un «homme qui se bat brillamment»
Si le ministère russe de la Défense n’annonce pas systématiquement la mort de hauts responsables militaires sur le front, le général Apti Alaudinov, commandant de l’unité des forces spéciales russes Akhmat, a confirmé sur Telegram qu’il était «mort en héros, ayant accompli son devoir sacré jusqu’au bout». Le général Anton Grounis avait reçu fin août l’Étoile d’or associée au titre de «Héros de la Russie», l’une des plus hautes distinctions du pays, lors d’une cérémonie au cours de laquelle il figurait au premier rang d’une série d’officiers en uniforme d’apparat.
Le 3 juillet, Anton Grunis avait rendu compte à Vladimir Poutine, par visioconférence lors d’une réunion sur la sécurité retransmise à la télévision russe, de la prise revendiquée de Kostiantynivka, une affirmation contestée par Kiev et par des analystes militaires indépendants. Le maître du Kremlin l’avait alors félicité, déclarant que «la chance sourit à ceux qui font le travail» et louant un «homme qui se bat brillamment».
À l’époque, l’Ukraine avait démenti la prise de Kostiantynivka par les forces russes et assuré conserver le contrôle de la ville. L’Institute for the Study of War (ISW), un centre de recherche américain spécialisé dans les conflits, avait estimé que les forces russes s’y étaient infiltrées sans pour autant s’en être emparées totalement. Selon l’institut, la revendication russe s’inscrivait dans une campagne d’information plus large visant à «présenter les lignes de front ukrainiennes comme étant en train de s’effondrer».
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