Le patron du parti Renaissance mène cet été une campagne au pas de charge pour tenter de prendre l’ascendant sur le président du parti Horizons, Édouard Philippe, encore devant dans les sondages.
Décentralisation, justice, immigration… L’ancien premier ministre Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, a promis samedi qu’il présenterait «la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958» s’il accède à l’Élysée.
«Je veux soumettre aux Français, après l’élection, la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958», assure-t-il dans un entretien publié dans le Journal du dimanche . À l’automne, il proposera «une nouvelle organisation territoriale pour déparisianiser la France et faire du maire l’élu le plus puissant».
Il propose aussi d’inscrire dans la Constitution «un principe de rapidité» avec «un délai maximal de deux mois» pour que l’administration réponde à tout porteur de projet. «En l’absence de réponse, le silence vaudra accord».
Le candidat du parti macroniste veut par ailleurs «limiter à dix-huit mois maximum l’empilement de tous les recours administratifs» pour éviter que des «projets restent bloqués des années».
Pour mettre en place sa politique, Gabriel Attal veut revoir le système de nomination des postes stratégiques de l’administration. «Le Président élu doit nommer (…) des responsables avec le mandat politique d’appliquer le projet politique sur lequel il a été élu», souligne-t-il, un changement constitutionnel destiné aussi, à ses yeux, à «restaurer la confiance» envers l’exécutif.
Baisse du nombre de parlementaires
Il promet une baisse du nombre de parlementaires de «577 députés à 350 et de 348 sénateurs à 200», pour plus «d’efficacité» et économiser «plusieurs centaines de millions d’euros» par an.
L’ex-Premier ministre souhaite également qu’un référendum soit organisé «chaque année» lors d’une journée dédiée, avec «plusieurs questions à choix multiples sur des sujets préalablement discutés et travaillés avec les forces politiques et les partenaires sociaux».
Il souhaite une réforme «en profondeur» du système judiciaire, évoque de nouveau «des quotas limitatifs» pour l’immigration, un plan de départs volontaires de 100.000 fonctionnaires, accompagné d’une prime de départ. Sur les retraites, il redit vouloir supprimer l’âge l’égal de départ pour mettre en place un système universel avec une part de capitalisation.
Si début 2027 il était au coude-à-coude dans les sondages avec Édouard Philippe, il propose «un vote de départage», une idée qui à ce stade n’est pas retenue par le patron d’Horizons.
Il assure, comme lors de son premier meeting de campagne fin mai à Paris, offrir «optimisme et énergie» et laisser à d’autres «le sang et les larmes», une allusion au discours de rigueur du maire du Havre.
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