que valent les grands événements de ce début 2025 ?


De Ribera aux chefs-d’œuvre de la collection Borghèse (Caravage, Raphaël, Titien…) en passant par la peinture de Tom Wesselmann à la fondation Vuitton, celle de Tarsila do Amaral au musée du Luxembourg, ou les installations de Chiharu Shiota : sur quoi jetterez-vous votre dévolu ? Dolce & Gabbana au Grand Palais ? Ou bien encore « Louvre Couture » giga-expo de mode qui file le parfait amour avec les collections du musée ?

Ancien, moderne, contemporain… La rédaction de Beaux Arts a couru d’une exposition temporaire à l’autre pour vous donner son avis d’expert. Voici nos recommandations de ce qu’il faut absolument voir en ce moment dans la capitale… Attention, pour certains événements, le temps est compté.

« Revoir Cimabue » au musée du Louvre

Cimabue, Maestà

Cimabue, Maestà, 4e quart du XIIIe siècle

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Tempera sur fond d’or sur bois • 427 × 280 cm • Coll. Musée du Louvre, Paris • © C2RMF / Photo Thomas Clot.

Le pitch :

À l’origine de cette exposition, la découverte du siècle : celle en 2019 dans une cuisine de l’Oise d’un petit panneau peint sur fond doré. Classée trésor national, la Dérision du Christ, issue probablement d’un polyptyque, est dès lors attribuée à Cimabue puis acquise par le musée du Louvre. Pour célébrer la fin de sa restauration, ainsi que celle de la Maestà appartenant déjà aux collections du musée, cette exposition entend remettre en lumière ce maître mal connu du Duecento, trop longtemps resté dans l’ombre de son illustre élève Giotto.

Ce qu’on a aimé :

Il est rare de voir une exposition redonner à un artiste sa juste place dans l’histoire de l’art. En une quarantaine de peintures, sculptures et textiles, Thomas Bohl, conservateur au musée du Louvre et commissaire de l’exposition, réussit à donner corps à cette période charnière dans la peinture du XIIIe siècle en Toscane. À la fin de ce siècle, Cimabue – de son vrai nom Cenni di Pepo – est au cœur d’un basculement dans l’histoire de l’art. Abandonnant progressivement un certain hiératisme, osant s’essayer à des audaces dans les représentations des figures, il inspirera les artistes et disciples comme Giotto et Duccio. Ces derniers pousseront plus loin les recherches déjà amorcées (et visibles) par le maître.

Dommage :

Certes, le corpus d’œuvres connues de la main de Cimabue est ténu, mais les présenter dans un espace situé au bout de la galerie de peintures italiennes du musée est un peu frustrant, tant le sujet est passionnant. On aurait aimé une exposition d’ampleur, accompagnée d’un dispositif de médiation plus développé, et notamment d’un film sur la technique du peintre, les restaurations récentes ayant permis d’en révéler les secrets. P.M.

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Revoir Cimabue. Aux origines de la peinture italienne

Du 22 janvier 2025 au 12 mai 2025

www.louvre.fr

« Ribera. Ténèbres et lumière » au Petit Palais

Vue de l’exposition de Jusepe de Ribera, « Ténèbres et lumière » au Petit Palais, Paris, 2025

Vue de l’exposition de Jusepe de Ribera, « Ténèbres et lumière » au Petit Palais, Paris, 2025

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Le pitch :

Le Petit Palais continue de nous faire (re)découvrir des artistes trop méconnus avec, cet hiver, l’un des plus passionnants d’entre eux : Jusepe de Ribera (1591–1652), chaînon manquant, pourrait-on dire, entre Caravage et Vélasquez. Célébré en Espagne, son pays natal, et en Italie, où il passa la majeure partie de sa vie, c’est aujourd’hui sa première grande exposition monographique en France. Celle-ci retrace l’ensemble de la carrière du peintre, de ses portraits d’indigents peints à Rome avec un réalisme cru à ses grandes scènes dramatiques exécutées avec virtuosité à Naples. Ce, à la lumière des découvertes des années 2000 qui ont permis de lui attribuer quantité de chefs-d’œuvre, et d’en faire ainsi le plus intense des peintres de l’âge baroque.

Ce qu’on a aimé :

Tout ! D’une part, l’ensemble des œuvres réunies, qui compte aussi bien le tableau à l’origine des récentes réattributions, Le Jugement de Salomon, que l’impériale Femme à barbe allaitant son enfant, venue du Prado, ou l’extraordinaire Silène ivre, joyau du musée de Capodimonte de Naples. D’autre part, le parcours, fluide, documenté avec clarté (de grandes cartes, notamment, retracent l’itinéraire du peintre en Italie), parfaitement rythmé et scénographié avec juste ce qu’il faut de théâtralité. Aucun effet de saturation, donc, malgré la centaine de pièces exposées. Le visiteur est emporté dans un saisissant ballet d’anges en lévitation, de mains rugueuses, de visages révulsés, de cris étouffés, jusqu’à l’apothéose : une salle où la grâce d’éphèbes à la peau nacrée voisine avec l’horreur de corps suppliciés. Sublime !

Dommage :

Après avoir quitté, forcément un peu remué, les sanglants écorchés vifs de Ribera, le visiteur se retrouve nez à nez avec… des bocaux de sauce bolognaise proposés à la vente entre les catalogues et les magnets. Une faute de goût qui ne saurait gâcher notre plaisir. F.G.

Ribera. Ténèbres et lumière

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Billetterie Beaux Arts présentée par Come to Paris.

Derniers jours ! « Chefs-d’œuvre de la galerie Borghèse » au musée Jacquemart-André

Vue de l’exposition « Chefs-d’œuvre de la Galerie Borghèse », musée Jacquemart André, Paris

Vue de l’exposition « Chefs-d’œuvre de la Galerie Borghèse », musée Jacquemart André, Paris

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Le pitch :

Les travaux en cours dans la galerie Borghèse de Rome, laquelle abrite de sublimes trésors de la Renaissance et du XVIIe siècle amassés par le cardinal collectionneur Scipion Borghèse (1577–1633), se sont transformés en une belle opportunité pour la France : le prêt par cette prestigieuse institution d’une quarantaine de ses chefs-d’œuvre italiens, actuellement réunis dans une exposition au musée Jacquemart-André !

Ce qu’on a aimé :

Il est rare de pouvoir admirer une telle concentration de joyaux. Le parcours (qui nous renseigne au passage sur les méthodes de voyou de ce cardinal collectionneur !) est une succession d’émerveillements, du baroque Garçon à la corbeille de fruits de Caravage (vers 1593) à la gracieuse Léda et le cygne de Léonard de Vinci (1503–1510) en passant par La Dame à la licorne de Raphaël (1505–1506), et de superbes peintures de Botticelli et Titien. On se délecte de la confrontation, dans la dernière salle, de deux beaux Ghirlandaio avec la Léda de Léonard et la Fornarina de Raphaël (1518–1519), et de pépites peu connues en France, comme l’érotique Amour et Psyché de Jacopo Zucchi (1589), un portrait de Lorenzo Lotto contenant une petite vanité cachée, et (aussi par Lotto) un petit Jésus très humain, qui tente de s’extirper des bras de la Vierge pour s’emparer d’une appétissante grenade !

Dommage :

Les travaux de rénovation qui ont nécessité la fermeture en 2023 du beau musée Jacquemart-André n’ont pas réglé les principaux problèmes récurrents liés au confort de visite. Ainsi, l’enchaînement de salles dédié aux expositions temporaires est (tout autant que les antiques vestiaires) beaucoup trop court, exigu et tortueux, ce qui gâche toujours un peu le plaisir, tout comme la scénographie qui frôle le mauvais goût avec un papier peint suggérant le décor du palais Borghèse. De tels chefs-d’œuvre méritent mieux ! J.B.

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Chefs-d’œuvre de la Galerie Borghèse

Du 6 septembre 2024 au 9 février 2025

www.musee-jacquemart-andre.com

Derniers jours ! « Figures du fou – du Moyen Âge aux romantiques » au musée du Louvre

Vue de l’exposition “Figures du fou” au Louvre

Vue de l’exposition “Figures du fou” au Louvre

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© 2024 Musée du Louvre / Audrey Viger

Le pitch :

Le Louvre s’est emparé d’un thème dément : les « figures du fou » dans l’art, du Moyen Âge aux romantiques du XIXe siècle. Si le fou (à commencer par le fou du roi et son chapeau à grelots, autorisé à toutes les insolences pour faire rire) a tant fasciné les peintres au fil des siècles, c’est parce qu’il possède un pouvoir cathartique : incarnant en toute liberté les travers du monde, il autorise une émancipation totale des règles établies, parfois jusqu’à l’absurde – une source donc, pour les artistes, de sujets divertissants et d’images étonnantes !

Ce qu’on a aimé :

Le parcours fait la part belle aux figures du fou de la Renaissance, ère de liberté qui constitue un véritable âge d’or pour ce sujet. On apprécie particulièrement une salle mettant en regard des sculptures et des peintures surprenantes, dont un incroyable portrait de fou rieur d’un maître anonyme du XVIe siècle, et celle rassemblant des chefs-d’œuvre de Jérôme Bosch (1450–1516), comme La Nef des fous et L’Escamoteur, au côté du Concert dans l’œuf (longtemps pris pour un Bosch) et des Proverbes flamands de Brueghel l’Ancien (1559), représentation délicieuse d’un monde sens dessus dessous. Plusieurs surprises délirantes émaillent cette visite savante, comme un casque à visage de fou offert à Henri VIII, et de grimaçantes chimères en pierre conçues pour Notre-Dame de Paris au XIXe siècle.

Dommage :

Pour un tel sujet, on aurait aimé une scénographie plus « folle » et moins vieillotte. On regrette également un traitement assez incomplet et décevant (en comparaison avec les salles dédiées à la Renaissance) du thème au XIXe siècle, époque clé dans l’histoire de la folie. Le fascinant tableau du peintre polonais Jan Matejko (1838–1893), montrant un bouffon accablé, clôt la visite : comme l’expression d’un regret face à cette fin un peu abrupte… J.B.

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Figures du fou. Du Moyen Âge aux Romantiques

Jusqu’au 3 février 2025

presse.louvre.fr

« Bruno Liljefors. La Suède sauvage » au Petit Palais

Bruno Liljefors, Lièvre variable [détail]

Bruno Liljefors, Lièvre variable [détail], 1905

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huile sur toile • 86 × 115 cm • Coll. Thielska Galleriet, Stockholm • © Courtesy Thielska Galleriet, Stockholm / Photo Tord Lund.

Le pitch :

Le Petit Palais poursuit son cycle consacré à la peinture nordique avec cette exposition dédiée à un peintre animalier peu connu en France, Bruno Liljefors (1860–1939). Le public peut y découvrir 100 œuvres – dont de nombreuses prêtées par le Nationalmuseum de Stockholm – de cet artiste suédois qui fut l’un des trois piliers du groupe ABC avec Anders Zorn et Carl Larsson.

Ce qu’on a aimé :

Un lapin dans la neige, un renard flamboyant s’ébattant sur l’herbe, un chat croquant un oiseau, un envol d’oies sauvages, un combat monumental de volatiles digne d’une peinture d’histoire… Réalisés en atelier d’après photographies et dessins sur le motif, les tableaux à la fois techniquement remarquables et pleins de sensibilité de Bruno Liljefors rendent un hommage poétique, minutieux et grandiose à la beauté de la nature suédoise, qu’ils saisissent en plein mouvement. Rien de mièvre ici : comme dans tout environnement sauvage, le mignon cohabite avec le féroce. Le parcours, qui met bien en valeur ses œuvres tant par le biais de leur disposition que de l’éclairage, de la couleur des cimaises et d’une dimension sonore qui nous plonge en pleine forêt boréale, dévoile un artiste au style inclassable. Un certain réalisme photographique s’y mêle en effet de façon surprenante à l’influence de l’impressionnisme et de l’art japonais, que l’artiste découvrit en France au sein d’une colonie de peintres en plein air à la fin du XIXe siècle.

Dommage :

Rien à redire sur cette belle exposition ! J.B.

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Bruno Liljefors. La Suède sauvage

Du 1 octobre 2024 au 16 février 2025

www.petitpalais.paris.fr

« Du Cœur à la Main. Dolce & Gabbana » au Grand Palais

La salle « Dévotion » à l’exposition « Du Cœur à la Main : Dolce&Gabbana » au Grand Palais, Paris

La salle « Dévotion » à l’exposition « Du Cœur à la Main : Dolce&Gabbana » au Grand Palais, Paris, 2025

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© Mark Blower photography

Le pitch :

Le duo de créateurs italiens Dolce & Gabbana investit pour la première fois Paris pour y présenter une partie de ses collections dans une exposition intitulée « Du Cœur à la Main ». Un parcours immersif en douze tableaux dans lesquels on célèbre les savoir-faire, la culture et l’histoire de l’art italiens.

Ce qu’on a aimé :

Époustouflante exposition, qui séduit autant les aficionados de la mode que les amateurs d’art. Les quelque 250 créations de la maison de Domenico Dolce et Stefano Gabbana, qui s’est lancée dans la haute couture en 2012, sont majestueuses et d’une exécution exquise. Dentelle, broderies, soie, peau de python… : chaque création est un travail d’orfèvre ! Le clou pour s’en convaincre étant l’atelier reconstitué où des couturières en chair et en os travaillent sous les yeux des visiteurs. La scénographie est aussi cousue d’or ; on passe d’une salle entièrement ornée de faïences siciliennes à un décor baroque blanc, entre stucs et chérubins sculptés, avant de s’étourdir au bal du Guépard, le film de Luchino Visconti… Ce show méticuleux sert admirablement bien la compréhension des sources du duo Dolce & Gabbana – virtuose !

Dommage :

C’est une exposition qui fera date au Grand Palais, et l’affluence est déjà là ! Le prix du billet est un peu élevé (25 euros), mais il vaut la dépense si on compare à une place de cinéma… M.B.

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Du Cœur à la Main : Dolce&Gabbana

Du 10 janvier 2025 au 31 mars 2025

paris.dolcegabbanaexhibition.com

« Louvre Couture » au musée du Louvre

Vue de l’exposition “Louvre Couture, Objets d’art, objets de mode” (robe Christian Dior)

Vue de l’exposition “Louvre Couture, Objets d’art, objets de mode” (robe Christian Dior), 2025

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© musée du Louvre / Photo Nicolas Bousser

Le pitch :

Pour la première fois de son histoire, le plus grand musée du monde accueille une exposition de mode. « Louvre Couture » se déploie ainsi en une centaine de créations parmi les objets d’art du musée, en traversant les ailes Richelieu et Sully, où les modèles des 45 plus grands couturiers, de Karl Lagerfeld pour Chanel à John Galliano pour Dior, dialoguent avec les collections.

Ce qu’on a aimé :

Impossible de ne pas se laisser happer par le jeu de correspondances tissé par le commissaire d’expo Olivier Gabet, tant il est pertinent et beau. Présentées la plupart du temps sur de grandes estrades en miroir par la scénographe Nathalie Crinière, les créations sur mannequins se fondent à merveille dans les collections. De salle en salle, au milieu des objets d’art du Louvre, on admire de fascinants parallèles au travers d’une soixantaine de silhouettes et une trentaine d’accessoires. Tout fait subtilement écho : une marqueterie Boulle avec un ensemble Givenchy, une mosaïque byzantine de Torcello et une robe Dolce & Gabbana, une laque de Coromandel qui file le parfait accord avec une broderie Chanel. Il y a même des audaces comme la robe en résine galvanisée de Demna pour Balenciaga au milieu des armures anciennes, ou encore le tailleur motif Bambi de la collection de JC de Castelbajac « Go! Go! Diva » trônant devant une tapisserie de chasse. De notre avis, les créations les plus spectaculaires se trouvent dans les dernières salles, dans les appartements Napoléon III. De fil en aiguille, ce qu’on apprécie le plus est de prendre le temps de (re)découvrir le département des objets d’art du Louvre, si peu fréquenté. Quel merveilleux répertoire de beauté !

Dommage :

Prenez le risque de vous perdre… Gageons que cela vous arrivera ! Munissez-vous du plan de l’expo pour ne rien rater du dédale de « Louvre Couture ». Prévoyez du temps pour cette visite, et un peu d’énergie. M.B.

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Louvre couture. Objets d’art, objets de mode

Du 24 janvier 2025 au 21 juillet 2025

www.louvre.fr

« Suzanne Valadon » au Centre Pompidou

Vue de l’exposition de Suzanne Valadon au Centre Pompidou, Paris, 2025

Vue de l’exposition de Suzanne Valadon au Centre Pompidou, Paris, 2025

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Le pitch :

Outre le face-à-face avec son fils Maurice Utrillo programmé à la Pinacothèque de Paris en 2009, la capitale n’avait pas accueilli de rétrospective de la Montmartroise Suzanne Valadon (1865–1938) depuis 1967. Le Centre Pompidou réunit près de 200 œuvres (une majorité de peintures et quelques beaux dessins) pour faire le portrait d’une artiste libre et audacieuse, qui a signé le premier nu masculin peint de face et en grand format par une femme, et a multiplié les portraits.

Ce qu’on a aimé :

Voir Valadon, déjà, dont les peintures sont d’une beauté rude, et révèlent ses talents de portraitiste comme de coloriste (en témoignent la richesse des teintes des chairs comme la complexité des tissus et des papiers peints à motifs), mais aussi de dessinatrice (les feuilles qu’elle consacre à son jeune fils au corps gracile sont d’une justesse inouïe). La conception du parcours, aussi, est remarquable, tout en courbes et en méandres, qui permettent à la foule de bien se disperser, et offre à chacun la possibilité de regarder tranquillement les œuvres. Enfin, on a adoré les croisements proposés avec quelques-unes de ses contemporaines, telles Marie Laurencin, Juliette Roche, Georgette Agutte, Mela Muter, Jacqueline Marval, Émilie Charmy ou Angèle Delasalle, qui font de cette rétrospective un manifeste pour la redécouverte des artistes femmes de la modernité.

Dommage :

Si le parcours est agréable à arpenter, la scénographie manque de fantaisie dans les choix de teintes des cimaises, dont le gris un peu triste résonne mal avec la riche palette de Suzanne Valadon. M.C.-L.

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Billetterie Beaux Arts présentée par Come to Paris.

« Pop Forever, Tom Wesselmann &… » à la fondation Louis Vuitton

Vue de l’exposition “Pop Forever & Tom Wesselmann & …” à la fondation Louis Vuitton

Vue de l’exposition “Pop Forever & Tom Wesselmann & …” à la fondation Louis Vuitton

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© Fondation Louis Vuitton / Marc Domage / © Adagp, Paris 2024

Le pitch :

À la fois rétrospective de Tom Wesselmann (1931–2004) et plongée dans le grand bain du pop art, la nouvelle proposition de la fondation Vuitton réunit, au côté de l’artiste américain, 35 créateurs venus de tous horizons, d’Andy Warhol, Evelyne Axell et Martial Raysse à Yayoi Kusama, Ai Weiwei, Jeff Koons et David Hammons.

Ce qu’on a aimé :

Ses nus féminins entre Vénus universelles et pin-up des années 1970, ses bouches gigantesques parées de rouge à lèvres laissant échapper des volutes de fumée, ses natures mortes flashy incluant des fragments de réel, ses installations théâtrales XXL… Les vastes espaces de la fondation permettent aux œuvres de se déployer dans toute leur ampleur de façon jubilatoire et de découvrir une autre figure du pop art, aussi inventive et explosive, même si moins connue que Warhol ou Lichtenstein.

Dommage :

À trop vouloir contextualiser l’artiste, faire de lui un héritier des collages dada ou relativiser le caractère décalé de ses icônes du rêve américain par des contrepoints contemporains plus politiquement corrects, le parcours se dilue un peu et perd de sa force. D.B.

Pop forever. Tom Wesselmann &…

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« Nadia Léger. Une femme d’avant-garde » au musée Maillol

Nadia Léger, Autoportrait à la plante

Nadia Léger, Autoportrait à la plante, 1956

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Huile sur toile • Coll. particulière • © Adagp, Paris, 2024 / Photo IMAV éditions

Le pitch :

La femme derrière l’homme. C’est une figure méconnue que nous donne à voir le musée Maillol en consacrant une rétrospective à Nadia Léger (l’épouse de Fernand) au travers de plus de 150 œuvres. Depuis sa naissance dans un village biélorusse et jusqu’à Paris, le parcours chronologique brosse le portrait d’une artiste à la palette complète, tout à la fois peintre prolifique et éditrice de revue. Nadia Léger fut aussi la fidèle collaboratrice de son mari Fernand Léger et la bâtisseuse de son musée à Biot.

Ce qu’on a aimé :

Pour bien replacer l’artiste dans l’avant-garde (tel que le souligne le sous-titre de l’expo), l’accrochage ménage d’efficaces dialogues avec les œuvres de Léger mais aussi avec les élèves de l’Atelier que celui-ci dirige. On croise aussi Pablo Picasso, d’autres femmes comme Tarsila do Amaral. On se passionne pour cette percée dans le bouillonnement créatif de l’entre-deux-guerres. La découverte du parcours singulier de Nadia Léger, résistante, communiste fervente, est captivante : quelle personnalité !

Dommage :

Le bien est parfois l’ennemi du beau : la peinture de Nadia Léger souffre de la comparaison avec les mouvements d’avant-garde. Sa fidélité au communisme, traduite dans plusieurs œuvres, nous laisse aussi un sentiment mitigé sur la modernité de l’artiste. M.B.

Nadia Léger. Une femme d’avant-garde

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Billetterie Beaux Arts présentée par Come to Paris.

Derniers jours ! « Tarsila do Amaral. Peindre le Brésil moderne » au musée du Luxembourg

Vue de l’exposition “Tarsila do Amaral. Peindre Le Brésil Moderne” au musée du Luxembourg

Vue de l’exposition “Tarsila do Amaral. Peindre Le Brésil Moderne” au musée du Luxembourg

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Photo Didier Plowy pour Le GrandPalais Rmn, 2024

Le pitch :

Son nom ne vous dit sans doute rien et c’est bien normal. En France, Tarsila do Amaral (1886–1973) est presque une inconnue alors même qu’elle a joué un rôle de premier plan sur la scène des avant-gardes parisiennes dans les années 1920. Le musée du Luxembourg nous fait donc découvrir le parcours singulier de celle qui s’est formée auprès de Fernand Léger et d’Albert Gleizes avant de mener dans son pays natal, le Brésil, une véritable révolution artistique en s’imposant comme la figure de proue d’un mouvement au nom énigmatique : l’art anthropophage…

Ce qu’on a aimé :

Il était temps ! 50 ans après sa disparition, voilà que Tarsila do Amaral est enfin couronnée d’une rétrospective en France… Une première. L’exposition montre toute l’étendue de la carrière de l’artiste, de ses débuts aux relents impressionnistes à ses coups d’éclats modernistes en passant par son grand virage esthétique teinté de réalisme socialiste. On y découvre une artiste aux multiples facettes qui, au-delà de son rôle dans la définition d’une identité artistique brésilienne, n’a eu de cesse de se réinventer jusqu’à son dernier souffle.

Dommage :

On regrette l’absence d’un chef-d’œuvre, Abaporu, qui en 1928 a donné naissance au Manifeste anthropophage, rédigé par Oswald de Andrade, figure majeure du modernisme brésilien et compagnon de l’artiste. L’exposition manque cruellement d’éléments contextualisant l’état de la scène culturelle et artistique au Brésil dans la première moitié du XXe siècle. Les informations concernant les personnages clés, les dates et les faits sont disséminés au fil de l’exposition dans des cartels pas toujours lisibles… I.B.

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Tarsila do Amaral. Peindre le Brésil moderne

Du 9 octobre 2024 au 2 février 2025

« Chiharu Shiota. The Soul Trembles » au Grand Palais

« Uncertain Journey » 2021, vue de l’exposition « Chiharu Shiota. The Soul Trembles », Grand Palais, Paris 2024

« Uncertain Journey » 2021, vue de l’exposition « Chiharu Shiota. The Soul Trembles », Grand Palais, Paris 2024

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Cadre métallique, laine rouge • © GrandPalaisRmn 2024 / Photo Didier Plowy / © Adagp, Paris 2024

Le pitch :

Conçu au Mori Art Museum de Tokyo puis exporté au Grand Palais où il préfigure l’inauguration en 2025 de l’ensemble du Grand Palais restauré, ce parcours de 1 200 m² est le plus grand jamais consacré à Chiharu Shiota (née en 1972). Cette artiste japonaise est célèbre dans le monde entier depuis les années 2000 pour ses immenses, poétiques et spectaculaires nuées de fils enchevêtrés, qui emmaillotent des objets symboliques.

Ce qu’on a aimé :

Le parcours a le mérite de présenter des facettes méconnues de l’œuvre de l’artiste (petites sculptures, performances des années 1990, œuvres vidéos, photographies, décors de spectacles) tout en satisfaisant les fans de ses œuvres textiles emblématiques avec Voyage incertain (2016–2024), fait de grandes barques de métal et de 280 kilomètres de fil rouge, En silence (2002–2024) – une salle de récital au piano calciné piégée dans un réseau de fils noirs –, ou encore des barques prises dans une pluie de fils blancs suspendues dans la cage d’escalier, et une nuée de valises anciennes s’élevant vers le ciel. 

Dommage :

L’effet cheap et peu esthétique de la scénographie, faite de panneaux de bois clair assemblés comme des palissades de chantier et de linoléum qui se décolle du sol, ainsi que les volumes peu adaptés des salles disposées en enfilade. Celles-ci s’enchaînent de manière peu fluide, avec un manque d’unité des sols (on bute contre des baguettes en bois) qui donne une impression de bricolage. On regrette aussi de ne pas y voir un peu plus d’œuvres du style et de l’envergure de Voyage incertain, ce que laissait croire l’annonce de sept installations monumentales. Arrivé à la dernière salle, on reste (quelque peu) sur notre faim. J.B.

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Chiharu Shiota. The Soul Trembles

Du 11 décembre 2024 au 19 mars 2025
Prochaine étape de l’exposition au musée d’Art Oriental de Turin, d’octobre 2025 à l’été 2026.

www.grandpalais.fr

« Edi Dubien. S’éclairer sans fin » au musée de la Chasse et de la Nature

Vue de l’exposition “S’éclairer sans fin” de Edi Dubien au musée de la Chasse et de la Nature

Vue de l’exposition “S’éclairer sans fin” de Edi Dubien au musée de la Chasse et de la Nature, 2024

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Photo musée de la Chasse et de la Nature, Aurélien Molle

Le pitch :

Le musée de la Chasse et de la Nature offre l’intégralité de ses espaces au peintre contemporain Edi Dubien (né en 1963), qui investit la salle des expositions temporaires, mais aussi les collections permanentes de peintures, d’œuvres sur papier et de sculptures. Pour cette première rétrospective parisienne, l’artiste autodidacte déploie un univers où hommes, animaux et végétaux s’emmêlent et s’entremêlent, où les fleurs poussent sur les torses nus et où un renard peut surgir d’un corps allongé… Edi Dubien va jusqu’à dialoguer avec les animaux naturalisés des collections, par exemple en habillant d’une jupe rose vif un puissant sanglier.

Ce qu’on a aimé :

Avec son univers peuplé d’animaux, la présence bienveillante et queer d’Edi Dubien dans le décor chargé comme un cabinet de curiosités du musée de la Chasse et de la Nature relève immédiatement de l’évidence. Généreux, travailleur acharné, l’artiste n’a pas boudé son plaisir puisqu’il a produit 200 œuvres exprès pour l’exposition. Une somme, qui investit du sol au plafond deux murs entiers de la première salle, recouverts de dizaines de dessins. Accrochés sur un papier peint signé par l’artiste, ceux-ci se regardent longuement, de près mais aussi d’un peu plus loin, les visiteurs pouvant s’asseoir sur des bancs, eux aussi, conçus par Edi Dubien. Une exposition comme une œuvre totale.

Dommage :

Less is more ? Bizarrement, c’est en arpentant les collections permanentes qu’on aura le plus de plaisir à regarder les dessins et les sculptures, isolés par-ci par-là, et d’autant plus captivants (surtout lorsqu’ils dialoguent avec humour ou poésie avec le déjà-là). La première salle est un exploit, certes, mais presque un peu indigeste – difficile de regarder attentivement chaque œuvre ici montrée… M.C.-L.

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Edi Dubien. S’éclairer sans fin

Du 10 décembre 2024 au 4 mai 2025

www.chassenature.org

Derniers jours ! « Zombis. La mort n’est pas une fin ? » au musée du quai Branly-Jacques Chirac

Vue de l’exposition « Zombis. La mort n’est pas une fin ? » au musée du Quai Branly – Jacques Chirac

Vue de l’exposition « Zombis. La mort n’est pas une fin ? » au musée du Quai Branly – Jacques Chirac, 2024

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© musée du quai Branly – Jacques Chirac / Photo Léo Delafontaine

Le pitch :

Oubliez Walking Dead et L’Armée des morts ! Loin de la hype des morts-vivants dans nos séries TV et films, le musée du quai Branly-Jacques Chirac convoque le mythe haïtien des zombis, ces « non-morts » condamnés à ne pas trouver le repos éternel. Entre pouvoirs, savoirs et fictions, c’est une plongée parmi des croyances, où la mort n’est pas une fin.

Ce qu’on a aimé :

Entre un temple et une parcelle de cimetière, avec sa tombe ornée d’objets vénérés, la scénographie, plutôt immersive (sans éviter les vitrines), nous met directement en contact avec les amulettes, statuettes, costumes, peintures, entrant dans les rituels qui intercèdent avec les esprits. On nous explique bien les origines du zombi, lequel remonte au XVIIIe siècle dans la zone frontalière entre la République du Congo, le Gabon et l’Angola, où il désigne l’esprit d’un mort. Puis, comment la légende est passée dans les Caraïbes par les bateaux d’esclaves, qui la chantaient, la dansaient, la racontaient, de génération en génération, jusqu’à nos jours. Les plus délicats passeront vite sur les rites de zombification qui font froid dans le dos !

Dommage :

Entre la religion vaudoue, les influences chrétiennes, les liens avec la traite des esclaves, les similitudes et les différences avec les pratiques au Bénin, les sociétés secrètes… Les nombreux thèmes perdront le néophyte. L’exposition ne consacre qu’un espace seulement au cinéma, ayant volontairement voulu s’éloigner du folklore hollywoodien. Certes, mais aborder ce pan de la culture (mondialisée) avec des affiches et des bandes-annonces de films, n’est-ce pas un peu bâclé ? M.B.

Zombis. La mort n’est pas une fin ?

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Billetterie Beaux Arts présentée par Come to Paris.

« L’intime, de la chambre aux réseaux sociaux » au musée des Arts décoratifs

Vue de l’exposition “L’Intime, de la chambre aux réseaux sociaux”, musée des Arts décoratifs, Paris

Vue de l’exposition “L’Intime, de la chambre aux réseaux sociaux”, musée des Arts décoratifs, Paris

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Le pitch :

Comment définir l’intime ? Du XVIIIe siècle à aujourd’hui, le musée des Arts décoratifs explore cette notion mouvante sous toutes ses coutures. Lié au domestique et au repos, à l’hygiène corporelle et la mise en beauté, ou encore à la sexualité, la sphère de l’intime se redéfinit sans cesse aujourd’hui avec les réseaux sociaux et les outils de surveillance. Peintures, photographies, objets du quotidien, d’arts décoratifs ou de design… Au total, 470 œuvres racontent cette constante évolution.

Ce qu’on a aimé :

D’Édouard Vuillard à Nan Goldin, en passant par René Magritte, Vilhelm Hammershøi, Zanele Muholi ou Henri Cartier-Bresson : la très grande variété des œuvres présentées dans la première partie de l’exposition nous ravit. Elles sont intelligemment mêlées aux pièces de mobilier (miroir, lit, coiffeuse) et aux objets divers (rouge à lèvres, poudriers, parfums, sex toys) qui recréent à la perfection l’atmosphère secrète d’une chambre. En fin de parcours, on découvre avec enthousiasme la salle consacrée aux journaux intimes, riche des émouvantes collections de l’Association pour l’autobiographie et le patrimoine autobiographique. Mention spéciale pour la bibliothèque constituée des ouvrages littéraires, sociologiques ou historiques qui ont permis la conception de l’exposition. Les visiteurs sont invités à la photographier pour prolonger la réflexion de l’exposition avec cette passionnante bibliographie.

Dommage :

La thématique des réseaux sociaux est trop peu développée à notre goût, alors qu’elle constitue la promesse de l’exposition. Donner la parole à plusieurs influenceurs sur le sujet de l’intimité était certes une bonne idée, mais on aurait aimé plus de dialogue entre ces témoignages et le reste de l’accrochage. J.C.

L’intime, de la chambre aux réseaux sociaux

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« Olga de Amaral » à la fondation Cartier

Vue de l’exposition d’Olga de Amaral à la Fondation Cartier

Vue de l’exposition d’Olga de Amaral à la Fondation Cartier

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Lin, gesso, acrylique, papier japonais et bois • © Marc Domage

Le pitch :

Connaissez-vous le fiber art ? Cette mouvance majeure de l’art contemporain, illustrée entre autres par Sheila Hicks (qu’on aura pu voir au Centre Pompidou en 2018) ou Magdalena Abakanowicz, et qui fait du fil le matériau de sculptures monumentales, trouve en Olga de Amaral (née en 1932) (à ne pas confondre avec sa paronyme précédemment citée, Tarsila do Amaral) une époustouflante représentante. La Colombienne de 92 ans se découvre en près de 80 œuvres à la fondation Cartier, datées des années 1960 à aujourd’hui. Un portrait phénoménal, l’un des plus saisissants de l’agenda parisien en matière d’art contemporain.

Ce qu’on a aimé :

L’extraordinaire variété des œuvres, d’abord. On y voit des tentures monumentales, composées de milliers de languettes tissées qui forment comme des nuanciers subtils de couleurs d’automne. Des installations de fils peints qui flottent dans les airs, jouant d’impressions cinétiques. Des totems couverts d’or qui forment des présences abstraites et divines élevées à la façon de menhirs dans la dernière salle. Des formats plus modestes aussi, dont on prend un plaisir fou à se rapprocher pour détailler la finesse des tressages, leurs couleurs de plumes d’oiseaux, leur discipline brute. Le tout dans une scénographie tout en rondeurs signée de l’architecte franco-libanaise Lina Ghotmeh, qui parvient à ménager des espaces de spiritualité et de sensualité absolues. Un superbe dialogue entre deux grandes artistes.

Dommage :

Encore ! On veut en voir d’autres, des expositions de cette ambition autour d’artistes aussi majeures et méconnues du public français. Celle-ci, la première de cette envergure en Europe, arrive un peu tard dans la carrière d’Olga de Amaral. Elle semble aussi presque un peu à l’étroit dans les quatre salles de la fondation Cartier, qui doit avoir hâte de déménager dans l’ancien Louvre des Antiquaires revu et corrigé par Jean Nouvel ! M.C.-L.

Du 12 octobre 2024 au 16 mars 2025

www.fondationcartier.com



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