premier séisme du Mondial, le Paraguay crée la sensation face à l’Allemagne et attend les Bleus


Incapable de percer le verrou paraguayen, la Mannschaft a subi une nouvelle humiliation au Mondial en sortant aux tirs au but.

Premier coup de tonnerre dans ce Mondial 2026. Ultra-favorite face à la modeste sélection paraguayenne, l’Allemagne a été incapable de forcer la décision et a fini par s’incliner aux tirs au but, ce lundi à Boston (1-1, 4-3 aux t.a.b). Un premier séisme et une nouvelle désillusion pour la Mannschaft, qui restait sur deux éliminations au premier tour en Russie (2018) puis au Qatar (2022) avant cette nouvelle sortie de route précoce, en 16es de finale.

Une nouvelle sortie de route presque logique, finalement, au regard de la production de la bande à Julian Nagelsmann. Trop souvent sans idées, caricaturale et impuissante, elle a même été punie avant la pause, à la suite d’un joli mouvement conclu de la tête par le Strasbourgeois Julio Enciso, trop seul au milieu d’une défense cruellement absente (42e).


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Une réaction a pourtant eu lieu, de la tête toujours, par l’intermédiaire de l’inévitable Kai Havertz, peut-être le seul homme à se démener à l’avant (54e). Mais l’attaquant d’Arsenal, dont le pénalty raté d’entrée aura donné le ton de la séance de tirs au but allemande, était bien seul à l’avant, quand ses partenaires offensifs, de la pépite de Liverpool Florian Wirtz à l’expérimenté Leroy Sané, désespérant sur l’aile droite (28 ballons perdus, 0 centre réussi), n’auront rien apporté. Pas plus que Deniz Undav, le tube allemand du début de Mondial (4 buts), décidément plus inspiré en sortie de banc.

Neuer fait son âge

En face, de valeureux Sud-Américains auront plié mais jamais sans rompre, à l’image de leur gardien Orlando Gill. Modeste gardien de San Lorenzo, en Argentine, le portier de 26 ans aura remporté son match dans le match avec Manuel Neuer, dont le rappel pour ce Mondial était déjà critiqué avant une rencontre qui n’arrangera pas son cas. A 40 ans, le capitaine du Bayern fait son âge et l’a fait encore ce lundi, comme face à l’Équateur (1-2) lors du dernier match de poules, et même ce cinquième pénalty, arrêté pour l’espoir, n’aura pas suffi. Dans la foulée, son partenaire du Bayern Jonathan Tah, l’homme qui avait cru marquer en prolongation (104e, but refusé), enverra son tir au but dans les travées du Gillette Stadium.

L’Allemagne n’en voulait de toute façon pas assez, et cette nouvelle désillusion va alimenter un peu plus l’image d’une Mannschaft en net déclin depuis son titre en 2014 au Brésil, dont Neuer était le seul rescapé. En face, les Paraguayens auront joué avec leurs armes et s’offrent ainsi un huitième de finale presque inespéré, potentiellement face à la France ce samedi (23h). Une affiche qui rappellerait d’ailleurs d’excellents souvenirs aux Bleus, qui avaient affronté cette même sélection au même stade de la compétition un certain après-midi de 1998.



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