RÉCIT – Irritabilité, anxiété, insomnies… La hausse exceptionnelle du mercure a des conséquences néfastes sur notre santé mentale. Les personnes qui souffrent de troubles psychiques sont dans ces moments-là particulièrement vulnérables.
Lise est à bout. Comme des millions de Français — les Cotentinois ne comptent pas, il y a quelques jours il faisait dans la Manche 17 degrés quand le reste du pays suffoquait sous 38 degrés —, la jeune femme de 25 ans supporte très mal la hausse exceptionnelle des températures. Depuis un peu plus d’une semaine, une canicule sévit dans le pays, mettant ses nerfs à rude épreuve. «Je suis anxieuse de nature. Ça allait mieux ces temps-ci, mais avec la chaleur, mon cerveau a vrillé.» Lise vit dans un appartement de 32 mètres carrés à Paris avec son fiancé, sans clim ni ventilateur. «Je ne suis pas si mal lotie, j’habite au rez-de-chaussée qui donne sur une cour. Mais il fait quand même 30 degrés chez moi à 22h30.» La nuit dernière, elle a fait une crise d’angoisse après avoir discuté avec son compagnon des préparatifs de leur mariage prévu en septembre. «Je sais que c’est normal d’angoisser, la date approche. Mais avec la chaleur qui s’ajoute, j’ai vraiment l’impression que mon cerveau n’a plus d’oxygène.»
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