RÉCIT – Le garde des Sceaux réunira ses proches le 30 août à Tourcoing. Il s’agit désormais pour lui de réussir à «peser» dans la campagne du maire du Havre après avoir été bousculé au gouvernement par l’affaire Lyhanna.
Longtemps, Gérald Darmanin s’est imaginé aborder l’élection présidentielle tel un coureur du tour de France. «Laissons tomber les gens qui sont devant avec le vent de face», aimait-il dire à ceux qui l’interrogeaient sur les stars de la discipline déjà élancées vers les Champs Élysées. «Darmalin», comme certains le surnomment depuis qu’il a rejoint l’écurie macroniste il y a dix ans, se disait que sur un malentendu, la victoire pouvait être à sa portée. Même «sans avoir le plus beau vélo». Combien de fois Nicolas Sarkozy raconte-t-il à ses visiteurs que Jean Robic a remporté la compétition en 1947 sans jamais avoir porté le maillot jaune avant le jour J ? «On est quatre, cinq vélos… On est dans l’Alpe d’Huez. Il reste 200 kilomètres. Il y a une petite échappée. Des gens seront pris pour dopage. D’autres tomberont. Là un mec avec un fanion va se mettre sur la route et va se prendre un coureur…», ont sans cesse entendu les interlocuteurs de Gérald Darmanin, au ministère de l’Intérieur…
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