Le blocage des lycées, un «point de départ» pour Jean-Luc Mélenchon qui appelle à «accompagner» la mobilisation


Le chef de file de La France Insoumise attend beaucoup des journées du 6 et du 17 octobre, se félicitant de la «jonction des forces».

La nouvelle journée de mobilisation des lycéens, prévue le 6 octobre, est «un point de départ» et «ouvre une série à coup sûr», estime samedi la tête de liste de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon dans une note de blog, appelant à «s’organiser pour accompagner cette période de mobilisation». Les organisations lycéennes ont appelé vendredi à la poursuite des actions de blocage de lycées, faute de «mesures concrètes» proposées par le ministre de l’Éducation nationale, selon elles. Les lycéens réclament plus de moyens humains et matériels pour leurs établissements, dénonçant l’insalubrité des bâtiments, des classes surchargées et un manque de personnel.

Pour Jean-Luc Mélenchon, «le 17 octobre», date d’un appel massif à une mobilisation générale lancé sur les réseaux sociaux, «est dans les esprits», et le gouvernement «dispose de peu de temps pour imaginer une sortie de crise. Il est peu crédible de l’en croire capable». «Mieux vaut alors s’organiser pour accompagner cette période de mobilisation et de prise de conscience politique en lui ouvrant un débouché sur 2027», ajoute le quadruple candidat à la présidentielle, accusé par le gouvernement, la droite et l’extrême droite, d’attiser les violences et d’instrumentaliser le mouvement.


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«L’isolement de LFI est rompu»

Le chef de file des Insoumis se félicite de la structuration progressive du mouvement, d’abord avec une «coordination organisée des lycéens», puis l’entrée dans le mouvement de tous les syndicats étudiants, des syndicats de l’enseignement, et enfin des confédérations syndicales. «Partout, le signal est donné de la jonction des forces», se félicite l’Insoumis, satisfait de voir que «personne ne rejoint la campagne de la macronie contre LFI (…). L’isolement de LFI est rompu». «La conjonction des syndicats de salariés avec le mouvement de jeunesse et de l’opposition parlementaire de gauche fonde une protection mutuelle en tortue et rend possible une dynamique d’ensemble», espère-t-il.

Estimant que «le devoir est d’aider et de protéger nos jeunes», Mélenchon rappelle avoir proposé, comme d’autres, «de disposer des « casques blancs » ou des brassards blancs autour et dans les manifestations du 6 octobre». Il l’a d’ailleurs répété samedi lors de la marche des Fiertés à Paris. «On l’avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Oussekine (en 1986, ndlr) ou dans les années 90», a-t-il expliqué, précisant que «si on le fait, ça aidera à ce que ça se passe bien».

Le député du groupe écologiste, Pouria Amirshahi, a également appelé samedi, dans un communiqué, les parents, et plus largement, tous les adultes, à se tenir, «casque blanc sur la tête», aux côtés des lycéens mardi. Débuté le 17 septembre, le mouvement de protestation s’est enflammé dans de nombreuses villes et «735 établissements» ont été perturbés vendredi, selon le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray.



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