«Pour Édouard Philippe, du sang et des larmes à assumer, pas à masquer»


CONTRE-POINT – Pour avoir évoqué – une seule fois ! – la perspective de la retraite à 67 ans, Édouard Philippe a décroché l’étiquette de « candidat du sang et des larmes ». Il y a quelque chose de piégé dans l’utilisation de cette citation.

Pauvre Churchill ! En enrôlant le peuple anglais dans la bataille contre l’Allemagne nazie, le 13 mai 1940, il ne pouvait pas imaginer que sa célèbre invocation du « sang et des larmes », pourtant si édifiante et émouvante, serait utilisée plus tard dans le débat politique français pour caricaturer et, finalement, dissuader, tout candidat proposant un tant soit peu d’efforts.

Pour avoir très tôt érigé en priorité de « remettre de l’ordre dans les comptes » et avoir évoqué – une seule fois ! – la perspective de la retraite à 67 ans, Édouard Philippe a décroché l’étiquette de « candidat du sang et des larmes ». Et ce n’est pas un compliment. « Je laisse à d’autres le sang et les larmes », a ainsi affirmé l’un de ses rivaux, Gabriel Attal, qui met pourtant lui aussi en avant des projets de réformes potentiellement impopulaires. À la veille de son meeting parisien, le maire du Havre se défend lui-même de placer son projet sous ce vocable churchillien. « Je ne promets…

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