Perpignan, Fréjus, Hénin-Beaumont… Tous les maires RN ont été réélus, sauf un


À l’exception notable de Franck Briffaut, qui ne s’est pas représenté à Villers-Cotterêts (Aisne), tous les élus du Rassemblement national sont parvenus à conserver leur fauteuil dimanche lors du second tour des élections municipales.

Conserver une ville acquise aux dernières municipales n’a jamais été une évidence pour le Rassemblement national. Souvenons-nous de 2001 : six ans après avoir conquis Toulon, la toute première grande ville de son histoire, le Front national en avait été durement chassé. Le maire sortant, Jean-Marie Le Chevallier, n’avait récolté qu’à peine 8% des voix au premier tour après un mandat mouvementé. En 2026, tous les maires RN en place depuis 2020 ont été réélus, à l’exception notable de Franck Briffaut à Villers-Cotterêts (Aisne). Mais lui ne s’est pas lancé dans la bataille, laissant sa première adjointe, Gaëlle Lefèvre, se faire battre par une liste divers centre.

Le parti à la flamme est ainsi parvenu à conserver sa plus grande ville, Perpignan, où le maire Louis Aliot présidera à nouveau aux destinées de ses plus de 120.000 habitants. Les autres villes gagnées en 2020 gardent également leur étiquette RN : Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), Moissac (Tarn-et-Garonne), Morières-lès-Avignon (Vaucluse) et Bédarrides (Vaucluse). Tout comme d’autres conquêtes plus anciennes : Fréjus (Var), Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Beaucaire (Gard), Hayange (Moselle) et deux localités du Vaucluse, Camaret-sur-Aigues et Le Pontet.


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Plafond de verre dans les grandes villes

Le Rassemblement national a par ailleurs étoffé son contingent puisqu’il a remporté un total de 55 mairies, dont 18 dès le premier tour, et 37 au deuxième tour (il en avait seulement 12 en 2020). Parmi les belles prises, citons Carcassonne (Aude), Montauban (Tarn-et-Garonne), Castres (Tarn), Menton (Alpes-Maritimes) et, plus au nord du pays, Vierzon (Cher), La Flèche (Sarthe) ou encore Liévin (Pas-de-Calais), ainsi qu’une «foison de petites villes et de villes moyennes», selon les mots de Marine Le Pen. De quoi consoler le parti lepéniste des espoirs douchés à Toulon, Nîmes ou Marseille, où Laure Lavalette, Julien Sanchez et Franck Allisio se voyaient bien l’emporter. Le fameux plafond de verre dans les grandes villes…

Résultats municipales : la percée du Rassemblement national au second tour en carte

Pour Jordan Bardella, il ne fait aucun doute que le parti «réalise la plus grande percée de son histoire», en incluant les victoires de l’UDR d’Éric Ciotti et d’autres candidats soutenus par le RN. «Jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus sur le territoire français», a-t-il plastronné dans une allocution depuis le siège parisien du parti. Le RN «multiplie par six ou par sept» son contingent d’édiles et s’apprête à envoyer «des milliers de conseillers municipaux» dans les mairies du pays, a affirmé de son côté Marine Le Pen.



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