«Otan-Trump, le “tigre de papier” et le maître chanteur »


Les menaces du président américain d’abandonner l’organisation transatlantique et Ormuz visent à forcer la main des pays qui lui refusent leur aide, de l’Europe à l’Asie en passant par les monarchies du Golfe.

Alors que leur offensive aérienne contre le régime iranien menace de se solder par la perte de contrôle du détroit d’Ormuz, les États-Unis et Israël cherchent des boucs émissaires. Ce n’est guère difficile : ces deux pays n’ont plus d’alliés qu’eux-mêmes, ayant découragé quasiment tous ceux qui se tenaient à leurs côtés.

Tant qu’elle cherchera à porter un point de vue dissident, la France doit s’attendre à essuyer quelques tempêtes avec Donald Trump – et accessoirement Benyamin Netanyahou. Du Japon, où il cherche justement des alliés face à l’agressivité des grandes puissances, Emmanuel Macron ne s’est pas offusqué d’être pointé comme un modèle d’hostilité : il sait n’être qu’une cible parmi tant d’autres. Trump menace ouvertement d’en finir avec l’Otan, « tigre de papier » – dont Poutine ne pense pas autre chose, insiste-t-il. Il va de soi que, sans les Américains, l’Alliance pèserait nettement moins lourd. Mais le maître de la Maison-Blanche a déjà bien entamé sa force de…

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