Morgane Ely, graveuse pop et subversive


« Je vous avoue que je suis un peu intimidée », nous glisse Morgane Ely dans l’ascenseur, alors qu’elle s’apprête à nous ouvrir les portes de son atelier. Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2021, la lauréate du prix Villa Noailles aux dernières Révélations Emerige nous accorde sa toute première interview. Sa frêle silhouette s’engouffre dans une petite pièce où flotte un parfum de papier d’Arménie. Près de la fenêtre à travers laquelle des arbres agitent leurs branches nues trône son grand bureau. À côté, une œuvre attend patiemment une retouche. Assise dans sa grande chaise, elle déplore l’étroitesse des lieux, qu’elle partage avec deux autres amies artistes. En quête d’un nouvel espace, elle nous assure que « la situation devrait changer. » D’autant plus qu’elle posera bientôt ses valises à Hyères, pour trois mois de résidence à la Villa Noailles.

Bosseuse, Morgane Ely a l’assurance de celles qui savent où elles vont, et ce même si elle se décrit comme réservée. On la devine encore un peu impressionnée par le monde de l’art et ses grandes cérémonies, si différent du petit village des Vosges où elle a grandi, dans un milieu, dit-elle, « où l’art contemporain était totalement absent. » De ses années passées aux Beaux-Arts de Nancy, elle se souvient avoir tout fait pour « rattraper [s]on retard. » Peinture, performance… : elle expérimente, puis fait le grand saut, à Paris…

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