Matières premières – L’aluminium en forme, le sucre pâlot, l’or dort – Pêche et aquaculture


Le prix de l’aluminium a grimpé sur la semaine à la Bourse des métaux de Londres (LME), culminant à un plus haut en près de deux ans, poussé par des perturbations de l’approvisionnement d’alumine, qui en permet la production.

Jeudi, l’aluminium a atteint 2.799 dollars la tonne, son plus haut prix depuis juin 2022. Ole Hansen, analyste de Saxobank, évoque « un contexte de resserrement de l’offre soutenant les matières premières clés, comme le cuivre et l’aluminium ».

Les prix sont poussés vers le haut depuis mi-mai par « les rapports de perturbation des approvisionnements en alumine », affirment les courtiers de Marex.

Le géant minier anglo-australien Rio Tinto avait déclaré la semaine dernière l’état de force majeure sur les expéditions d’alumine en provenance d’Australie, en raison de pénuries de gaz, d’après la presse financière spécialisée.

L’alumine est un composant essentiel de l’aluminium tiré de la bauxite et nécessite beaucoup d’énergie pour être produite.

Parallèlement aux tensions sur l’offre, « l’aluminium et le cuivre (…) ont continué à gagner du terrain grâce à un fort appétit spéculatif », note Daria Efanova, analyste pour Sucden Financial.

Vendredi vers 15H10 GMT (17H10 à Paris), sur le LME, la tonne d’aluminium coûtait 2.681 dollars, contre 2.662 dollars sept jours plus tôt à la clôture.

Le sucre pâlot

Plombés par une importante récolte en provenance du Brésil et une production meilleure que prévu en Inde et en Thaïlande, les cours du sucre se sont maintenus dans une fourchette de prix basse sur la semaine.

Les observateurs du marché « pensent toujours que la récolte brésilienne peut être forte au cours des prochaines semaines », rappelle Jack Scoville, analyste de Price Futures Group, précisant également que les conditions météorologiques pour la récolte sont bonnes.

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Malgré les importantes récoltes et le rythme rapide des exportations brésiliennes, la « dynamique de la demande est clairement forte, ce qui permet un équilibre du marché du sucre plus résilient » que prévu, soulignent les courtiers d’ED&F Man.

De quoi maintenir les prix du sucre à leur plus bas niveaux depuis fin 2022 à New York et début 2023 à Londres, mais sans pour autant les faire sombrer plus bas.

Depuis mi-mai, les cours du sucre de ces deux marchés évoluent en effet de façon quasi latérale, dans une fourchette de prix très resserrée.

Les inquiétudes persistent « concernant la production thaïlandaise et indienne, mais les données montrent une production meilleure que prévu dans les deux pays », ajoute M. Scoville.

Les courtiers d’ED&F Man relèvent quant à eux un « contexte macroéconomique plus faible » qui pourrait peser sur la demande à terme.

A New York, la livre de sucre brut pour livraison en juillet valait 18,33 cents, contre 18,41 cents sept jours auparavant.

A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en août également valait 544,30 dollars contre 545,90 dollars le vendredi précédent à la clôture.

L’or en pleine torpeur

L’or est resté quasiment amorphe sur la semaine, patientant avant la publication de données sur l’inflation américaine qui s’est avérée sans surprise vendredi.

Le métal jaune s’est maintenu « dans une fourchette autour de 2.330 dollars, les acheteurs de lingots ayant reconnu leurs excès de confiance concernant les perspectives de baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed) en 2024 », explique à l’AFP Han Tan, d’Exinity.

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Susceptibles de baisser les rendements du dollar et des bons du Trésor américain, valeurs refuges concurrentes, les réductions de taux escomptées par les investisseurs avaient en effet contribué à propulser le prix de l’once d’or à un nouveau record la semaine dernière, à 2.450,07 dollars.

Mais cette semaine, le cours du métal jaune est demeuré quasi immobile, dans l’attente de l’indice d’inflation américaine PCE publié vendredi, jauge favorite de la banque centrale américaine sur la hausse des prix.

En avril, l’inflation est finalement restée stable aux Etats-Unis, à 2,7 % sur un an, en ligne avec les attentes des analystes, engendrant peu de remous du côté du métal précieux.

L’once d’or s’échangeait à 2.332,62 dollars, contre 2.333,83 dollars sept jours plus tôt à la clôture.



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