Un coléoptère d’origine asiatique, qui a ravagé les forêts de frênes d’Amérique du Nord, a été repéré pour la première fois dans l’Union européenne ces dernières semaines, en Hongrie et en Slovaquie.
La présence de l’agrile du frêne, un petit coléoptère de couleur vert métallique, a été détectée dans la zone hongroise de Beregsurany, près de la frontière avec l’Ukraine, selon un communiqué de l’Office hongrois de la sécurité de la chaîne alimentaire (Nébih) début juillet.
«Un piège installé dans la forêt locale a capturé deux spécimens adultes» et des analyses de laboratoire ont confirmé fin juin qu’il s’agissait bien de cet insecte, précise l’Office, qui rappelle que cette espèce envahissante est «l’un des ravageurs les plus graves pour les frênes» et «a déjà provoqué une mortalité importante de frênes en Amérique du Nord et en Europe de l’Est».
En Slovaquie
En Slovaquie, l’Institut central de contrôle et d’essais en agriculture de Bratislava (UKSUP) a annoncé avoir détecté pour la première fois mi-juillet la présence de l’agrile du frêne, dans la commune de Streda nad Bodrogom, dans l’est du pays.
«18 spécimens adultes ont été capturés dans un piège à phéromones», a précisé l’UKSUP dans un communiqué, ajoutant avoir lancé une prospection en coopération avec le Centre national forestier afin de «définir précisément l’étendue de sa propagation dans la zone concernée».
En Hongrie
La Hongrie avait officiellement inscrit lundi à l’ordre du jour de la réunion du Conseil Agriculture et Pêche de l’UE, à Bruxelles, un point sur l’apparition de cet insecte sur son territoire.
«Nous sommes conscients de la gravité de la situation et nous faisons tout notre possible pour empêcher ce ravageur de s’installer durablement en Hongrie ou de devenir un problème de santé des végétaux affectant l’ensemble de l’Union européenne», y a déclaré le ministre hongrois de l’Agriculture Szabolcs Bona, selon le média agricole Agroinform.hu.
Sur le terrain, un renforcement de la surveillance a été décidé avec, entre autres mesures, l’installation de pièges supplémentaires afin de mieux cerner la répartition du ravageur, qui atteint de 8 à 14 mm de long à l’âge adulte, a indiqué le Nébih, tout en appelant le public et les gestionnaires de forêts à signaler immédiatement tout symptôme constaté.
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