Luis Enrique avant Liverpool-PSG : «C’est un match piège»


Le coach parisien fait le point à la veille du quart de finale retour de Ligue des champions face aux Reds, mardi, à Anfield.

À Liverpool

Ce n’est pas fini. C’est peu ou prou le message de Luis Enrique ce lundi, en conférence de presse. Ses joueurs ont battu Liverpool 2-0 à l’aller, au Parc des Princes. Seulement 2-0, serait-on tenté de dire. Les Parisiens doivent s’attendre à souffrir davantage que la semaine passée sur la pelouse d’Anfield, où ils avaient justement été bousculés l’an dernier, en huitièmes. Le technicien espagnol de 55 ans a répondu aux questions des journalistes ce lundi, en conférence de presse, à la veille du quart de finale retour face aux Reds, mardi (21h). Le vainqueur retrouvera le Bayern ou le Real en demies.


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Le match retour après avoir gagné et dominé à l’aller : «Ce n’était que le premier match, il faut jouer le deuxième, et il sera difficile, à l’extérieur et face à une équipe de ce niveau. Ce sera difficile, c’est clair pour nous. On sait qu’il y aura des moments de difficulté. (…) L’entame peut être importante, mais dans le football actuel, les résultats changent en cinq minutes, tu peux marquer deux buts ou en encaisser deux. C’est important de bien débuter le match mais ce n’est pas la clé.»

Plus facile d’être chasseur… ou chassé : «C’est toute la difficulté de ce match. Pour moi, c’est un match piège. On a gagné, tout le monde dit qu’on a été supérieur… Et c’est vrai, ça s’est passé comme ça la semaine passée. Mais le football change très vite. Il faut être attentif, prêt, parce que tu peux encaisser un but en première période et le match serait encore ouvert. Il faut préparer le match de la même manière que d’habitude, c’est notre mentalité de chercher à gagner chaque match. Je cherche à convaincre mes joueurs que ce sera compliqué.»

L’ambiance d’Anfield : «Quand tu joues à domicile, c’est plus facile, plus agréable. La connexion entre une équipe et ses supporters, c’est mieux, ça te rend plus fort. C’est ce qu’on veut éviter de voir entre Liverpool et ses supporters. On connaît la difficulté de jouer dans un tel stade. C’est une motivation d’essayer de jouer notre match et surmonter leur pression, essayer de gagner le match. Encore une fois, c’est un match piège parce que personne, autour de l’équipe, pense à la différence entre les deux équipes. Mais on verra demain (mardi) que ce sera un match très serré.»

Fabian Ruiz absent depuis le 20 janvier : «Fissure de la rotule ? Il faut voir ce que dit le docteur parce que les journalistes n’en savent rien. Et je ne suis pas docteur. L’information médicale appartient aux joueurs. Il faut respecter la santé de chaque personne. La bonne nouvelle, c’est que Fabian récupère, il s’entraîne avec l’équipe.»

« On a la même mentalité que l’an dernier, après avoir perdu le match aller contre cette équipe »

Luis Enrique

Le PSG plus fort que l’an dernier : «C’est très dur de juger de cela… Ça n’apporte rien. Ce qui m’importe, c’est de montrer notre mentalité pour surmonter des difficultés. C’est une qualité très claire que nous avons, préparer les matchs toujours de la même manière, sans analyser si on a gagné ou perdu. On a la même mentalité que l’an dernier, après avoir perdu le match aller contre cette équipe. On a gagné les premiers matchs jusqu’ici, mais on veut gagner le deuxième, c’est la clé pour nous.»


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Bradley Barcola de retour dans le groupe : «Il faut voir la séance d’entraînement, mais quand un joueur revient, c’est toujours une très bonne nouvelle. Il a manqué trois ou quatre semaines (depuis le 17 mars à Chelsea, NDLR). Après, il faut voir comment il se sent aujourd’hui (ce lundi). C’est important de récupérer les joueurs. Il n’y a que Fabian et Quentin (Ndjantou) à l’infirmerie.»

Arne Slot veut avoir la possession : «Ce sera dur. Si vous analysez les matchs de l’an dernier, le déroulé du match aller était similaire et le deuxième était si différent… C’est dur d’avoir le contrôle tout le temps quand ils mettent la pression. Ils doivent marquer, prendre des risques, ça créera des espaces. Ce sera un match différent. On veut avoir la possession mais on peut attaquer les espaces aussi…»

Seulement 2-0, un avantage pour motiver les joueurs : «On veut apporter de l’équilibre en tant qu’entraîneur. C’est un résultat très court par rapport à ce que j’ai vu sur le match aller. Il faut être prêt pour surmonter les moments de difficulté et il y en aura, j’espère le moins possible, ce sera la clé. Les joueurs sont motivés. La clé est de trouver la motivation parfaite. On a l’expérience de ce type de match. Je suis sûr qu’on sera prêt mais qu’on va souffrir.»

Propos recueillis en conférence de presse



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