Lionel «Miracle» Messi, la remontada démentielle de l’Albiceleste, les Pharaons de Salah maudits… Les tops et flops d’un match hallucinant


DÉCRYPTAGE – Après la qualification épique de l’Argentine face à l’Égypte pour les quarts de finale du Mondial, mardi à Atlanta, découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.

Tops

Messi, Messi, Messi…

Longtemps malmené, Lionel Messi ne semblait pas dans son meilleur soir à Atlanta, mardi, en huitième de finale du Mondial face à l’Égypte (3-2). Coupable d’un penalty repoussé par le gardien égyptien Mostafa Shobeir dès la 20e minute, le capitaine argentin a pourtant, une fois encore, trouvé les ressources pour renverser le scénario. Alors que l’Albiceleste était menée de deux buts à dix minutes du terme, « La Pulga » a changé le cours de la rencontre. D’abord en délivrant sa neuvième passe décisive en Coupe du monde, un record, pour permettre à Christian Romero de réduire l’écart d’une tête rageuse (80e). Puis, moins de cinq minutes plus tard, le légendaire numéro 10 a enfin trouvé la faille sur sa cinquième tentative, d’une magnifique frappe du gauche qui a terminé sa course sous la barre (83e).


Passer la publicité

Un but libérateur venu raviver les espoirs argentins. Avec cette réalisation, Messi reprend seul la tête du classement des buteurs du tournoi, avec huit unités au compteur, devant Kylian Mbappé et Erling Haaland. L’ancien du Barça fait déjà aussi bien qu’en 2022, au Qatar, où il a soulevé le plus beau titre de sa carrière. Plus qu’un simple sauveur, il continue de porter son équipe dans des moments où elle semblait condamnée. En larmes au coup de sifflet final, le capitaine argentin mesurait l’ampleur de ce qui venait de se produire. À Atlanta, Messi a une nouvelle fois défié la logique et écrit un nouveau chapitre de son incroyable histoire avec l’Albiceleste. Prodigieux.

Lionel Messi en pleurs au coup de sifflet final.
SUSA / Icon Sport

Le miracle argentin

L’Albiceleste revient de l’enfer. Déjà poussés dans leurs retranchements au tour précédent face à de surprenants Capverdiens, les champions du monde ont signé un nouveau retournement de situation totalement fou en renversant une Égypte pourtant longtemps maîtresse de son destin, avec deux buts d’avance à quelques minutes du coup de sifflet final. Mais cette équipe argentine semble animée par une force qui dépasse la logique. Portée par l’éternel génie de Lionel Messi, elle refuse de céder, même lorsque le scénario paraît écrit d’avance.

En l’espace d’un quart d’heure, les partenaires de « La Pulga » ont balayé les espoirs égyptiens d’une qualification historique et trouvé les ressources pour arracher un succès inespéré. Les choix de Lionel Scaloni ont insufflé un nouvel élan à une équipe dos au mur, qui a puisé dans ses dernières forces pour forcer son destin et décrocher son billet pour les quarts de finale. Déjà vainqueurs après prolongation face aux Requins bleus en seizièmes de finale, puis miraculés ce mardi à Atlanta, les Argentins avancent avec une confiance décuplée. Les prochains adversaires de l’Albiceleste sont prévenus : il faudra bien plus qu’un simple avantage au score pour faire tomber cette équipe.

La rage de vaincre de « Cuti » Romero

Dans une équipe longtemps en difficulté, Christian Romero a une nouvelle fois fait figure de valeur sûre. Le défenseur de Tottenham a confirmé son excellent début de tournoi en livrant une nouvelle prestation d’une grande maîtrise. Solide et hargneux dans les duels, juste dans ses interventions et rarement pris à défaut, il a constamment rassuré son arrière-garde grâce à son sens de l’anticipation et sa lecture du jeu. Comme si cela ne suffisait pas, le champion du monde s’est également illustré dans la surface adverse en relançant les siens d’une tête rageuse pleine d’autorité. Un but qui a marqué le début de l’incroyable retour de l’Albiceleste. Défensivement irréprochable et décisif offensivement, Romero s’impose encore comme l’un des grands hommes de cette sélection argentine. Son match devrait logiquement être salué par la presse de son pays. Un féroce « soldat ».

Lautaro Martínez a tout changé 

Entré en jeu peu après l’heure de jeu (65e), il a immédiatement apporté un nouvel élan à son équipe. Fidèle à sa réputation de combattant, « El Toro » a encore une fois affiché une détermination sans faille, jusqu’à délivrer une passe décisive précieuse dans les derniers instants du temps additionnel. Son centre parfait a trouvé la tête d’Enzo Fernández, qui a offert la qualification à l’Albiceleste (90e+2), reproduisant quelques minutes plus tard le même scénario que sur la réalisation de « Cuti » Romero. Discret depuis le début de la compétition, l’attaquant argentin a choisi le moment idéal pour sortir de l’ombre.


Passer la publicité

Le guerrier Fernández

Ce n’est finalement pas un hasard si c’est un milieu de terrain qui est venu délivrer l’Argentine. Infatigable dans l’effort, le joueur de 25 ans, auteur de 96 touches de balle et de 94 % de passes réussies dans ce match, n’a jamais renoncé malgré une prestation laborieuse, à l’image de ses compères de l’entrejeu Rodrigo De Paul, Alexis Mac Allister et Leandro Paredes – qui a su davantage tirer son épingle du jeu pour son retour dans le onze de départ. En grande souffrance physique au tour précédent face au Cap-Vert, il a continué, jusqu’au bout, à se battre et a été récompensé dans les dernières secondes, en surgissant de la tête pour reprendre le centre parfait de Lautaro Martínez et offrir la qualification à son équipe. Son abnégation a fini par payer. Un véritable guerrier.

La rage de vaincre d’Enzo Fernández et des Argentins.
Zuma / Icon Sport

 Hassan, Shobeir et les Pharaons magnifiquement…

Quelle prestation immense des Égyptiens ! Les Pharaons ont pourtant été rattrapés par un scénario aussi cruel qu’inattendu, au regard d’une performance qui fut proche de la perfection jusqu’à la 80e minute. Portée par un Haissem Hassan étincelant, passeur décisif sur le deuxième but signé Mostafa Zico (67e), et par un Mostafa Shobeir longtemps héroïque dans ses cages avec quatre arrêts déterminants, l’Égypte a longtemps cru tenir l’exploit.

Flops

… maudits

Mais en quelques minutes, le rêve d’une qualification historique pour les quarts de finale s’est envolé. Les Pharaons de Mohamed Salah quittent la compétition avec les honneurs et le sentiment d’être passés tout près d’un immense exploit. Ils méritaient mieux. Bien mieux.

La der de Mo Salah en Coupe du monde ?

C’était peut-être le dernier rendez-vous de Mohamed Salah en Coupe du monde. Sans avoir officiellement annoncé la fin de son aventure mondiale, le capitaine des Pharaons a probablement disputé sa dernière rencontre dans la plus prestigieuse des compétitions avec le maillot égyptien sur les épaules. À 34 ans, l’ancien joueur de Liverpool quitte ce Mondial avec un seul but inscrit, en phase de groupes face à la Nouvelle-Zélande. Éteint lors de ce huitième de finale face à l’Argentine, rarement en mesure de faire basculer la rencontre comme il a tant souvent su le faire, Mo Salah sort de la compétition sur une note amère. Une fin forcément frustrante pour un joueur de cette dimension, qui aura pourtant contribué à écrire une page historique du football égyptien.

Triste fin pour Mohamed Salah en Coupe du monde.
Xinhua / Icon Sport


Passer la publicité

Alvarez catastrophique

L’attaquant argentin, de retour comme titulaire au coup d’envoi, a livré une prestation d’une grande pauvreté. Un seul tir cadré pour lui dans ce match, complètement invisible à la pointe de l’attaque argentine. Le joueur de de Atlético Madrid n’aura jamais pesé ni existé. Aussi talentueux soit-il, l’avant-centre réalise une Coupe du monde plus que médiocre pour le moment. Indigne de son statut.

Le calvaire de « Licha » Martínez

Pire encore que Julián Alvarez. Il fallait le faire. Soirée cauchemardesque pour l’arrière central. Héroique face au Cap-Vert en seizième de finale, l’Argentin a cette fois-ci été impliqué sur les deux buts encaissés par son équipe. Il a d’abord été dominé dans les airs par Yasser Ibrahim – de quasiment quinze centimètres plus grand – sur l’ouverture du score (15e), avant de se faire surprendre par Mostafa Zico sur le deuxième but égyptien, faute d’avoir suffisamment surveillé son dos. Au-delà de ces deux actions décisives, sa prestation a été marquée par de nombreuses approximations. En difficulté dans ses relances, hésitant dans ses interventions et souvent en retard, il n’a jamais dégagé la sérénité attendue à ce niveau. Une performance largement en dessous de ses standards, dont il s’en sort finalement sans trop de conséquences grâce à l’incroyable remontée de ses coéquipiers. Le numéro 6 de l’Argentine a terminé le match le visage marqué, comme s’il sortait de la machine à laver… On comprend pourquoi.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


2 + 8 =