Un Britannique a reconnu avoir incité des agressions sexuelles sous soumission chimique


Cet homme de 52 ans sera fixé sur sa peine le 30 octobre. Le groupe de discussions en ligne au sein duquel s’échangeaient des vidéos d’agressions sexuelles et de violences conjugales a été découvert en octobre 2025.

Un Britannique de 52 ans a reconnu vendredi devant la justice avoir encouragé des agressions sexuelles sur des femmes inconscientes, via un forum de discussions en ligne sur lequel les images de ces agressions étaient ensuite partagées.

Darren Conway a reconnu devant la Crown Court de Wood Green, à Londres, une série de chefs d’accusation, notamment de voyeurisme, de détention d’images pornographiques extrêmes et de complicité ou d’incitation à des agressions sexuelles.


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Il a en particulier admis avoir demandé à un homme, en 2025, de dévêtir et d’agresser son épouse endormie et de partager avec lui les images des faits. Il a aussi sollicité des images de femmes inconscientes à au moins dix reprises entre 2023 et 2026. Il sera fixé sur sa peine le 30 octobre. Le groupe de discussions en ligne au sein duquel s’échangeaient des vidéos d’agressions sexuelles et de violences conjugales à travers le Royaume-Uni, avait été découvert en octobre 2025.

Multiplication des soumissions chimiques

Une vaste enquête, coordonnée par l’Agence britannique de lutte contre le crime (NCA) et la police métropolitaine de Londres (Met), a conduit à l’arrestation de Darren Conway le 30 juillet à son domicile.

«En incitant d’autres personnes à s’en prendre à des victimes inconscientes, endormies ou sous l’emprise de stupéfiants, il a exposé des femmes à de graves dangers dans leur propre domicile, uniquement pour sa satisfaction sexuelle», a dénoncé le commandant Andy Day, de la Met Police, cité dans un communiqué. Les enquêtes se poursuivent pour identifier toutes les victimes figurant sur les supports numériques saisis chez Darren Conway en juillet, les autorités n’excluant pas qu’elles vivent en partie à l’étranger.

Plusieurs affaires de violences sexuelles facilitées par la soumission chimique ont récemment fait surface au Royaume-Uni. Cette pratique consistant à administrer à une personne, à son insu ou sous la contrainte, une substance psychoactive à des fins délictuelles ou criminelles a été largement médiatisée avec l’affaire Dominique Pelicot, du nom de cet homme condamné en 2024 en France dans un procès au retentissement mondial.

Son ex-femme Gisèle Pelicot est devenue une figure de proue de la lutte contre les violences sexuelles pour avoir publiquement témoigné des viols qu’elle a subis commis par des dizaines d’hommes recrutés par son ex-mari.



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