les vérités de Deschamps après France-Espagne


Très touché et déçu, le sélectionneur des Bleus a fait face aux médias après la défaite en demi-finale de la Coupe du monde contre l’Espagne (2-0).

Leçon de football et vrai naufrage 
«Évidemment que cette équipe d’Espagne est forte et l’a prouvé. On a été un peu en dessous. On a commis plus d’erreurs techniques que jusqu’à maintenant. On était un ton en dessous. Il y a aussi la blessure de William Saliba, Adrien (Rabiot) a risqué avec le jaune, c’est aussi dû à cela. Pour pouvoir espérer une autre issue, il faut être au maximum. Une fois que je vous ai dit cela, il y a eu aussi des décisions (de l’arbitre) pour le moins discutables.»

Le déchet technique des Bleus 
«C’est dû à la situation du match, où l’on ne maîtrise pas assez, l’adversaire nous fait faire la faute. Je ne vais pas enlever tout ce qui a été bien fait avant. Pour être plus dangereux, il faut être au top sur le plan technique et au niveau physique. Ce n’était pas le cas aujourd’hui.»


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Les cadres passés à travers, le milieu français dévoré 
«C’est le très haut niveau, l’Espagne est très forte. Ils ont été très bons dans la lecture de notre jeu. On n’a pas trouvé les solutions. Si on n’a pas l’expression offensive et technique qu’on a eue jusqu’à maintenant, c’est de notre faute, il y a aussi le mérite de l’adversaire. Je ne vais pas condamner quoi que ce soit, mais il faut être au maximum et l’équipe de France ne l’était pas ce soir.»

Décisions arbitrales ?
«Le quatrième et le cinquième arbitre étaient de très haut niveau. Je ne veux pas passer pour une pleureuse. Mais je veux vous poser une question. Est-ce que l’arbitre de ce soir avait le niveau pour arbitrer une Coupe du monde ? Je vous laisse y répondre.»

L’entrée de Lacroix à la place de Saliba 
«C’est un choix (de faire entrer Lacroix), mais Ibou (Konaté) n’est pas arrivé à son meilleur niveau. C’est aussi une question de positionnement et il joue tous ses matches à droite à Liverpool. Maxence le fait plus. C’est ma logique, peut-être pas la vôtre, mais la mienne.»

Un goût d’inachevé 
«La déception est là, les joueurs étaient anéantis dans le vestiaire, car c’est un groupe de compétiteurs. Mais il ne faut pas balayer tout ce qui a été bien fait.»

Son sentiment personnel
«Je suis comme les joueurs, j’avais cette ambition et cette volonté. On en avait la possibilité. On a encore un match à jouer. On a beaucoup de fierté dans ce qu’on a réalisé dans des conditions difficiles. Il faut accepter la défaite et la victoire de l’Espagne. C’est le très haut niveau.»


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Son avenir 
«Ce n’est pas le moment. Je suis fier de tout ce que l’on a pu faire avec la sélection. Il y a eu 2018, la finale en 2022, on a maintenu la sélection française à un niveau très haut. C’est ainsi. Ce n’est pas un moment de bonheur ce soir mais il faut accepter la décision du match.»

France-Espagne : le penalty d’Oyarzabal, la sortie de Saliba, stars en tribunes… Le meilleur de la demi-finale en images


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