Jonathan Ernst / REUTERS
Un président américain ne se déplace presque jamais pour accueillir un dirigeant étranger à l’aéroport. Mais Donald Trump l’a fait mercredi pour le Chinois Xi Jinping, alors que Washington a annoncé au même moment une prolongation de la trêve commerciale avec Pékin.
L’avion Air China a atterri vers 21h40 GMT (23h40 à Paris) à la base aérienne Andrews, près de Washington, où des militaires en grande tenue et des avions de combat avaient été alignés en l’honneur de cette visite de trois jours.
Le président américain, accompagné de Melania Trump, a serré la main de son homologue, qui voyage avec son épouse Peng Liyuan, avant que les deux couples ne remontent le tapis rouge pour participer à une brève cérémonie d’arrivée incluant un survol d’avion de combat. Chacun est ensuite parti de son côté. D’ordinaire, les chefs d’État étrangers sont accueillis sur le tarmac par des responsables d’un rang inférieur et ne rencontrent le président américain qu’à leur arrivée à la Maison-Blanche.
Mais Donald Trump bouscule le protocole pour un chef d’État avec lequel il assure avoir des affinités particulières, là où Xi Jinping aborde leur relation avec plus de pragmatisme, selon Judith Shapiro, spécialiste de la Chine à l’American University. Le président chinois «considère que l’ascension de la Chine tout comme le déclin des États-Unis sont inévitables», et que par conséquent la relation bilatérale doit être «gérée avec la plus grande délicatesse» pour éviter un affrontement ouvert, dit-elle.
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