les enjeux d’une mission habitée à haut risque autour de la Lune pour la Nasa


DÉCRYPTAGE – Quatre astronautes, trois Américains et un Canadien, ont décollé dans la nuit de mercredi à jeudi pour tourner autour de notre satellite avant de réaliser un retour dans l’atmosphère terrestre.

Cela faisait plus de 50 ans qu’aucun être humain ne s’était aventuré à plus de 1 500 km de la Terre. La plupart du temps, les astronautes, ne sont jamais plus loin que 400 km environ, l’altitude moyenne de la Station spatiale internationale (ISS). C’est la distance d’un Paris-Limoges. Lorsque la capsule Crew Dragon de SpaceX s’était brièvement rendue à 1 400 km en 2021 (c’était un événement), son équipage effectuait alors le plus lointain voyage de l’humanité dans l’espace depuis la mission lunaire Apollo 17 en 1972. Le nouvel administrateur de la Nasa, le milliardaire Jared Isaacman, était alors le commandant de cette mission privée, Polaris Dawn.

La mission Artemis 2, il en conviendrait lui-même, est d’une tout autre ambition : il s’agit de démontrer que les États-Unis sont encore capables d’envoyer des astronautes vers la Lune, à près de 400.000 km, et de les faire revenir en sécurité sur Terre. Quatre astronautes, dont la première femme (l’Américaine Christina Koch) et le premier…

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