À Paris, le CAC 40 a pris 1,12%, malgré les résultats du mastodonte LVMH qui ont déçu.
Les Bourses européennes ont fini en hausse mardi, dans la foulée du recul des prix du pétrole, le marché voulant croire à la possibilité d’une résolution du conflit au Moyen-Orient, tandis que débute la saison des résultats d’entreprise. Paris a pris 1,12%, Francfort 1,27% et Milan 1,36%. Londres n’a gagné que 0,25%, mais elle a été ralentie par ses majors pétrolières qui ont pâti du recul des prix du brut.
À Paris, le CAC 40 a pris 1,12% à 8327,86 points, en hausse de 91,88 points, malgré les résultats du mastodonte LVMH qui ont déçu. Lundi, l’indice français avait perdu 0,29%. À Wall Street, à la mi-séance vers 15h50 GMT, le Dow Jones glanait 0,67%, l’indice Nasdaq prenait 1,60% et l’indice élargi S&P 500 progressait de 1,00%.
Les marchés sont confiants quant à la situation au Moyen-Orient, après plusieurs jours de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. «Même si on ne voit pas beaucoup de vraies nouvelles positives, le simple fait qu’il y ait des discussions suffit à rassurer», explique à l’AFP Stanislas de Bailliencourt, directeur adjoint des investissements de Sycomore AM. Après l’échec des négociations entre Téhéran et Washington, le président américain Donald Trump a assuré lundi que l’Iran voudrait «faire un accord, à tout prix». Son vice-président, JD Vance, a lui déclaré que la «balle est dans le camp» des Iraniens.
Le baril de pétrole sous les 100 dollars
«Le marché est convaincu que cette guerre est entrée dans une nouvelle phase, qui mènera à la fin des combats et à une réouverture de la voie maritime», selon Kathleen Brooks, analyste chez XTB. Dans ce contexte, les cours du pétrole reculent mardi, sous les 100 dollars. Vers 15h50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 2,95% à 96,43 dollars, tandis que le WTI, son équivalent américain, perdait 5,39% à 93,74 dollars.
L’optimisme se manifeste aussi sur le marché obligataire, avec un recul des taux d’intérêt des dettes des États européens. Le rendement du «Bund» allemand sur dix ans reculait à 3,02% contre 3,09% la veille, et son équivalent français à 3,66% contre 3,75% lundi soir. «La Banque centrale européenne (BCE) ne semble pas disposée pour l’instant à augmenter les taux pour contrer les pressions inflationnistes», justifie Christopher Dembik, de Pictet AM.
Le dollar, qui a grimpé tout au long de la guerre en bénéficiant de son statut de valeur refuge et de monnaie internationale du marché du pétrole, reculait de 0,33% face à l’euro, à 1,1798 dollar pour un euro. Reste que l’économie mondiale devrait pâtir cette année des conséquences de la guerre au Moyen-Orient, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) actualisées mardi, avec une croissance dans l’ensemble limitée à 3,10%, contre 3,30% attendus auparavant.
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