
Bref du coup, Jeff Ross a été invité par David Jaffe (lui aussi connaissant très bien Sony) pour discuter publiquement de la situation. Et Ross confirme effectivement la mise à mort de Days Gone 2 (temporaire ou non), sans trop entrer dans les détails mais reconnaissant que malgré le succès du premier épisode, les nombreux reports et un énorme budget (qui a d’ailleurs été dépassé) n’a pas aidé à assurer une rentabilité aussi élevée que prévue.
Le réalisateur, qui d’ailleurs indique bien que son départ de Bend était pour des raisons personnelles, souhaite néanmoins dédouaner Sony sur sa politique. Il ne nie pas que PlayStation Studios fait aujourd’hui plus que jamais sa course aux AAA(A) mais que quelque part, c’est comme ça que PlayStation a bâti sa nouvelle réputation depuis une dizaine d’années, celle des gros jeux narratifs, ambitieux, et essentiellement solo (*). Car là où les jeux à service tentent d’assurer une haute rentabilité sur la longueur via des micro-transactions, la majorité des jeux PlayStation Studios sont de pur produit solo n’ayant pas toujours de DLC ou extensions.
Ross indique de fait que le manque de prise de risque (sur des projets moindres) est logique quand la rentabilité d’un jeu est là pour assurer le suivant, et que Sony n’a pas les épaules financières d’un Microsoft pour pouvoir se permettre des échecs importants, surtout à une époque où les jeux en question coûtent de plus en plus cher à produire.
Et on ne peut effectivement pas dire que cette stratégie est un échec pour le moment.
(*) Anecdote : Ross déclare que s’il y avait eu un Days Gone 2, il aurait eu les chances d’avoir un mode coopération, mais situé en dehors de la trame principale.
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