Le gouvernement annonce un plan d’aide de plus d’un milliard d’euros en faveur des agriculteurs après la sécheresse


Ce plan d’aide est mis en place à la suite de l’une des pires vagues de chaleur et de sécheresse de l’histoire de la France et de l’Europe occidentale, qui a endommagé cet été les cultures, les pâturages et les ressources en eau.

Plus d’un milliard d’euros seront débloqués pour soutenir l’agriculture lourdement affectée par les canicules et la sécheresse de l’été, a annoncé vendredi la ministre de l’Agriculture Annie Genevard lors d’une conférence de presse. «Il s’agit d’un effort massif de la nation envers les agriculteurs», assure-t-elle. Ces financements doivent permettre de «soutenir les trésoreries» et éviter les faillites, et «relancer la production», a-t-elle détaillé, ajoutant que la somme annoncée est bien de l’«argent nouveau».

Ils passeront notamment par l’indemnisation de solidarité nationale (ISN), principal dispositif de l’État pour compenser les pertes de récolte liées aux aléas climatiques exceptionnels, une mesure qui intervient au-delà d’un certain seuil de pertes. Le gouvernement estime le montant nécessaire à 520 millions d’euros, et promet d’accélérer «avances et paiements», a dit la ministre.


Passer la publicité

Soutien psychologique

En complément de l’ISN, le régime des calamités agricoles permettra d’indemniser les pertes de fonds non assurables provoquées par un aléa climatique exceptionnel, comme les plantations pérennes ou les vignes, selon le plan, baptisé CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendie). S’y ajoute un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) au bénéfice «des exploitations agricoles les plus durement touchées».

Pour permettre une poursuite de l’activité agricole, un « fonds de réarmement agricole » sous le pilotage des préfets est créé (notamment pour l’achat de fourrages, semis, indemniser les pertes incendies, etc.). Le gouvernement veut aussi «renforcer» la prise en charge des cotisations sociales MSA. Le plan prévoit aussi un renforcement de l’accompagnement social et psychologique, des dérogations ciblées aux règles de la PAC «lorsque les conditions climatiques l’imposent», la prolongation des aides à l’achat d’engrais et gazole (GNR).



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


+ 16 = 24