À l’issue de la fabuleuse victoire de Richard Carapaz dans l’étape reine du Tour 2026, retrouver ce qui a plu… et déplu à nos envoyés spéciaux.
Tops
Richard Carapaz, titan des Alpes
L’Équatorien termine le Tour de France en boulet de canon. Victoire dans la 18e étape à Orcières-Merlette, à deux doigts de s’imposer vendredi à l’Alpe d’Huez (3e), le coureur de la formation EF Education-EasyPost s’est imposé ce samedi dans la station iséroise après s’être glissé, encore une fois, dans la bonne échappée. Un nouveau grand numéro de grimpeur (même s’il a profité des chutes de Kuss). Il terminera à Paris avec le maillot à pois.
Sepp Kuss poissard héroïque
Dans les trois longtemps en lice pour la victoire à l’Alpe d’Huez vendredi, l’Américain a remis le couvert ce samedi en prenant la bonne échappée. Le fidèle lieutenant de Vingegaard avait retenu la leçon de la veille en ne tergiversant pas et en attaquant à trois kilomètres du sommet du col de Sarenne. Jai Hindley (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) n’avaient pu suivre mais ses deux chutes, coup sur coup, dans le final ont brisé ses rêves de victoire. Cruel.
Evenepoel a changé de dimension
Ses quatre kilos perdus juste avant le Tour de France lui ont donné des ailes dans les pentes. Alors qu’on pouvait douter de sa capacité à franchir la haute montagne sans flancher une nouvelle fois, le Belge a impressionné dans cet exercice, donnant l’impression d’avoir franchi un nouveau palier. À l’attaque, il a distancé Pogacar qui attendait, certes, Del Toro dans le dur dans la montée vers la station. Deuxième de l’étape, il assure sa place de dauphin à Paris avec un formidable panache. Et si c’était lui, le nouveau grand rival de Pogacar face à un Vingegaard vieillissant ?
Nicolas Prodhomme, fidèle parmi les fidèles
L’équipier parfait. Le grimpeur de 29 ans s’est sacrifié pour épauler son leader Paul Seixas tout au long des trois semaines dans les pentes. Il était encore là ce samedi, juste derrière Pogacar quand le maillot jaune a accéléré dans le groupe de tête dans la descente après le Galibier. Et il était aussi là pour tenter d’emmener Seixas dans la montée du col de Sarenne un peu plus tard avant de lâcher prise (il termine 13e de l’étape). Un Tour de France très solide et une des grandes satisfactions de l’équipe Decathlon CMA CGM.
Flops
Le regard noir de Pogacar
Le Slovène n’a visiblement pas apprécié que Nicolas Prodhomme prenne quelques mètres d’avance dès l’entame de la montée vers le col de Sarenne. Il l’a fait savoir au Français en lui adressant quelques mots et un regard noir. Infondé et totalement inutile de la part du champion. La tentative d’intimidation et de mise sous pression de Del Toro par la formation Decathlon CMA CGM était parfaitement légitime.
Paul Seixas n’a plus d’essence dans le moteur
Le Français a vu s’envoler ses rêves de podium dans la montée du col de Sarenne. Son équipe a pourtant tenté un coup en durcissant le rythme, d’abord avec Nicolas Prodhomme, puis Matthew Riccitello, admirables dans l’effort. Mais lorsque les deux lieutenants se sont effacés, Seixas, le visage grimaçant, n’a pu tenir longtemps cadence. Isaac Del Toro a tranquillement attendu dans la roue du Français avant d’accélérer à quatre kilomètres du sommet. Le Tricolore, en souffrance, est parvenu à sauver sa 4e place devant un Lenny Martinez menaçant. Il termine la Grande Boucle sur la jante.
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