l’autopsie du témoin Elio Darmon écarte une piste criminelle


L’autopsie réalisée mardi «confirme l’absence d’intervention d’un tiers et met en évidence une situation de santé dégradée», indique le parquet de Lorient.

Elio Darmon, témoin dans l’affaire du décès en 1979 du ministre Robert Boulin, est mort des suites de problèmes de santé, a indiqué mardi soir le parquet de Lorient, écartant une piste criminelle. L’autopsie réalisée mardi «confirme l’absence d’intervention d’un tiers et met en évidence une situation de santé dégradée. Le tableau clinique observé et les constatations médico-légales sont en faveur d’une défaillance cardiaque», a indiqué la procureure de la République de Lorient Laetitia Mirande.

Le corps d’Elio Darmon avait été retrouvé le 1er avril à son domicile de Brandérion (Morbihan). Il avait 79 ans. Cet homme était un témoin dans l’enquête sur la mort de Robert Boulin, ministre sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Le corps de Robert Boulin, 59 ans, membre du RPR et ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre, avait été retrouvé en 1979 dans un étang de la forêt de Rambouillet, dans les Yvelines.


Passer la publicité

À l’époque, les enquêteurs avaient conclu à un suicide par noyade après ingestion de barbituriques. Le ministre venait d’être mis en cause au sujet des conditions d’acquisition d’un terrain à Ramatuelle (Var). Sa famille conteste cette version et estime qu’il a été assassiné.

«Un témoin courageux»

L’enquête, qui s’acheminait vers un non-lieu après un avis de fin d’information judiciaire et un réquisitoire du parquet en ce sens, avait connu un rebondissement en 2022 après la manifestation spontanée d’Elio D, âgé et malade. Il avait été entendu en 2023 par la juge d’instruction.

Ce témoignage a permis d’identifier un homme décédé en 1986 et désigné comme le meurtrier potentiel de Robert Boulin. Didier Seban, avocat de la fille de Robert Boulin, Fabienne Boulin-Burgeat, espère que le parquet de Versailles va «confier le dossier au pôle des crimes non élucidés à Nanterre». «D’autres témoins importants sont encore en vie», a-t-il dit à l’AFP.

Fabienne Boulin-Burgeat a salué auprès de l’AFP «un témoin courageux», «qui a pris le risque de dire ce qu’il savait et de bousculer sa fin de vie», se disant aussi «en colère» alors que «des témoins âgés disparaissent» sans être entendus par la justice. Il y a quelques mois, une enquête avait été ouverte par le parquet de Lorient pour «violence avec usage d’une arme» après des tirs fin août ayant visé le domicile d’Elio Darmon.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


11 + = 21