la situation reste stable malgré des reprises de feu dans le Var et en Gironde


Les pompiers continuaient dimanche de batailler pour contenir les reprises de feu, une tâche qui s’annonce longue et laborieuse, leur travail d’extinction pouvant durer «jusqu’aux pluies de l’hiver».

L’incendie qui touche le Var a très peu évolué dimanche en fin de journée et toutes les mesures d’évacuation préventive ou de confinement ont été levées en raison de «l’évaluation favorable du feu», a annoncé le préfet Simon Babre.

La journée a été marquée par «deux principales reprises de feu» rapidement traitées par les moyens terrestres et aériens, a déclaré le préfet lors d’un point presse. La surface parcourue par le feu a «peu progressé», s’établissant à 1.850 hectares contre 1.800 dans la matinée, a précisé Simon Babre.


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À ce stade, 70 maisons ont été touchées par le feu, dont 41 entièrement détruites, selon un bilan des autorités.

Si l’incendie du Var est contenu, il n’est pas pour autant fixé, a averti le patron des pompiers du Var, Éric Grohin.

Il s’agit d’«un travail de longue haleine qui va durer plusieurs jours», avait-il déclaré lors d’un précédent point presse.

Ce nouvel incendie a démarré vendredi vers 13h 30 au sud de l’important brasier fixé il y a quatre jours, après avoir dévoré 4.500 hectares près du massif du Gros Bessillon. Quelque 5.000 personnes ont alors dû quitter leur domicile dans différents villages au fil des jours.

Le point de vigilance dans les prochains jours concerne le vent qui a changé de sens. S’y ajoutent des températures dépassant parfois 36°C et un taux d’humidité de 15-25 %, a mis en garde le commandant des opérations de secours, le lieutenant-colonel Christophe Pasquini.


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«Mise à feu volontaire»

Les près de 1.500 pompiers déployés sur le terrain s’attelaient dimanche «sur des fumerolles ou des points chauds résiduels», permettant «la réintégration de l’ensemble des personnes évacuées», a indiqué le préfet.

A Correns, dans la «Provence verte», les mesures d’évacuation préventive ou de confinement ont été levées en raison de l’«évolution favorable de la situation opérationnelle».

Les habitants du coeur des villages de Montfort-sur-Argens et Correns avaient été contraints de rester confinés chez eux pendant deux jours, leurs maisons, pour la plupart en pierre, offrant une meilleure protection contre le feu, tandis que ceux résidant au milieu des champs ont dû être évacués, ont expliqué les pompiers.

Leur stratégie pour contenir l’évolution du feu est la mise en place de verrous pour éviter que l’incendie ne s’approche du coeur des communes de Correns, Carcès, Montfort-sur-Argens, Val, villages pittoresques lovés entre mer Méditerranée et gorges du Verdon.

C’est le quatrième brasier d’ampleur qu’affrontent les pompiers depuis le 19 juillet dans le centre du Var, territoire de vignes, de champs d’oliviers et de villages de pierre claire typiques. Ces feux ont parcouru plus de 6.000 hectares.


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Un homme soupçonné d’une dizaine de départs de feu dans cette zone a été incarcéré en début de semaine.

Le parquet de Draguignan (Var) est saisi de plusieurs enquêtes pour déterminer la cause d’incendies récents dans le département.

Une nouvelle mise à feu volontaire a été détectée sur la commune du Muy, a alerté le préfet. Rapidement éteint, il menaçait le rocher de Roquebrune et l’ensemble du massif forestier attenant, a-t-il ajouté.

Espoir d’un «nouveau départ» à Arcachon

En Gironde, où le mégafeu a dévoré 42.000 hectares en l’espace de onze jours, la situation était «stable» dimanche matin, selon la préfecture. Si ce mégafeu, fixé depuis samedi, «n’évolue plus», il n’est toutefois pas «éteint». Et «des reprises de feu à la marge dans les foyers encore actifs» ont eu lieu durant la nuit de samedi à dimanche, selon les pompiers.

Dans ce département très dépendant du tourisme, la plupart des habitants évacués ont pu retrouver leurs domiciles, mais certains commerçants s’inquiètent de l’effet des incendies sur leur activité. À Arcachon, station balnéaire épargnée par les flammes, quelques vacanciers et riverains ont commencé à revenir sur le front de mer dimanche. Comme Bruno Spinosa, retraité qui a dit espérer un «nouveau départ», en se disant néanmoins «inquiet» face aux «gens qui commencent à faire des pique-niques avec la clope au bec » en pleine période de sécheresse.

Les forêts s’enflamment d’autant plus facilement lorsque la végétation et les sols sont très secs comme cela est le cas depuis des mois, un phénomène accentué par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.

En Gironde, des sapeurs-pompiers ukrainiens, lituaniens et polynésiens sont attendus. Leur travail d’extinction pourrait durer «jusqu’aux pluies de l’hiver» et le feu pourrait couver pendant «plusieurs mois» en sous-sol sec et tourbeux, selon les pompiers. Ce fut le cas du feu déclaré en 2022 dans le département, resté chaud pendant deux ans et «encore sous surveillance».



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