«Martin est déterminé à épuiser toutes les voies de recours judiciaires», a déclaré Richard Ryan, précisant que son fils était actuellement incarcéré à la prison de Lankaran, non loin de la frontière avec l’Iran.
La cour suprême d’Azerbaïdjan examinera le 25 novembre le cas de Martin Ryan, condamné fin juillet en appel à dix ans de prison pour «espionnage», une accusation que le Français conteste, a annoncé mardi son père à l’AFP.
«Martin est déterminé à épuiser toutes les voies de recours judiciaires», a déclaré Richard Ryan, précisant que son fils était actuellement incarcéré à la prison de Lankaran, à 250 kilomètres au sud de Bakou, non loin de la frontière avec l’Iran. Il a été incarcéré dans cette prison moderne, où sont détenus des criminels purgeant de longues peines, dans la foulée de sa condamnation en appel le 29 juillet.
Reconnu coupable d’espionnage au profit de Paris
Le procès de cet homme d’affaires, qui vivait depuis quatre ans en Azerbaïdjan au moment de son arrestation en décembre 2023, avait débuté en janvier 2025. Le 16 mars 2026, il avait été reconnu coupable d’espionnage au profit de Paris, des accusations rejetées également par le gouvernement français. Depuis son transfert à Lankaran, Martin Ryan n’a pas reçu de visite consulaire mais il est autorisé à s’entretenir avec son père chaque semaine pendant 15 minutes.
«De ce qu’il m’a relaté dernièrement, ses conditions de détention sont plutôt bonnes», a expliqué Richard Ryan. «Il est enfermé dans sa cellule la nuit de 22h00 à 06h00 mais le reste du temps, il peut circuler dans l’enceinte de la prison qui est située entre mer et montagne et qui bénéficie d’un certain confort avec climatisation, cantines, salle de sport», a-t-il décrit. Martin Ryan, âgé de 38 ans, a bénéficié d’une visite médicale à son arrivée.
«Il semble aller bien physiquement et psychiquement même s’il a conscience d’être détenu avec des criminels dangereux», a poursuivi son père. «C’est quelqu’un de solide, combatif», a-t-il dit, mais «il espère une solution rapide». Le 30 juillet, le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé la confirmation en appel de la «condamnation arbitraire» de Martin Ryan et demandé «sa libération sans délai». Selon l’accusation, Martin Ryan a été recruté par des membres des services de renseignements français (Direction générale de la sécurité extérieure, DGSE) qui travaillaient à l’ambassade de France à Bakou. Ces derniers ont ensuite été expulsés.
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