La prochaine révision du taux, dont le calcul est en partie basé sur l’inflation, sera décidée par la Banque de France et Bercy à la mi-juillet, pour une application à partir du 1er août.
Le directeur adjoint de la Caisse des dépôts (CDC) Antoine Saintoyant a déclaré mercredi qu’il s’attendait à une hausse du taux du Livret A (actuellement à 1,5%), conséquence du retour de l’inflation provoqué par la guerre au Moyen-Orient. Avec «une inflation qui a tendance à remonter», la CDC, qui gère près de 60% de l’encours du Livret A, «s’attend quand même plutôt à ce que le taux du Livret A remonte» d’ici la fin de l’année, a expliqué Antoine Saintoyant.
La prochaine révision du taux, dont le calcul est en partie basé sur l’évolution des prix, sera décidée par la Banque de France et Bercy à la mi-juillet, pour une application à partir du 1er août. Dans une première estimation publiée le 31 mars, l’Insee a déjà annoncé une hausse des prix à la consommation de 1,7% en mars sur un an, après 0,9% en février. Cette accélération de l’inflation est notamment due à un important rebond des prix de l’énergie, particulièrement des produits pétroliers (+7,3% sur un an en mars, contre -2,9% en février), depuis les premières attaques israélo-américaines contre l’Iran fin février.
Si elle est bénéfique pour les épargnants, une hausse du taux de Livret A n’est pas une bonne nouvelle pour les acteurs du logement social, qui voient le coût de leurs crédits évoluer en parallèle du taux du Livret A. «En dessous de 2%, les conditions de financement restent intéressantes» pour les bailleurs sociaux, a estimé Antoine Saintoyant à l’occasion d’une présentation du bilan d’activité 2025 de la Banque des territoires. «Si on dépasse les 2%, cela pourrait avoir des conséquences», a-t-il prévenu.
La baisse du taux du livret A, une bonne nouvelle pour le logement social
Interrogé sur le financement de six nouveaux réacteurs nucléaires, le dirigeant a évoqué une enveloppe de près de 50 milliards d’euros, à raison d’environ 4 milliards par an pendant une douzaine d’années. «On a largement la place dans le bilan du Fonds d’épargne (…) pour injecter ces 50 milliards d’euros» à partir de la fin d’année 2026 ou tout début 2027, a-t-il indiqué. L’Elysée avait annoncé le mois dernier que l’argent placé sur le Livret A contribuerait à la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2, dont le coût est estimé à 72,8 milliards d’euros.
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