«Je n’aime pas la France McDo, “venez comme vous êtes”», déplore Vincent Jeanbrun face à la montée de la délinquance


Le ministre de la Ville et du Logement appelle le pays à «changer de méthode» au risque de voir les épisodes de délinquance se multiplier.

«Je n’aime pas la France McDo, c’est-à-dire la France “venez comme vous êtes”». Voilà la réponse du ministre de la Ville et du Logement à la montée de la délinquance, après l’attaque contre la mairie de Fresnes, dans le Val-de-Marne ou la démission, deux semaines après son élection, du maire de Moncontour, dans les Côtes-d’Armor, ciblé par des actes de vandalisme. «J’aime la France qui dit «vous avez le droit de venir de partout». On ne vous regarde pas en fonction de vos origines, de votre religion, de votre couleur de peau, vos orientations sexuelles mais en fonction de votre comportement», a déclaré Vincent Jeanbrun dimanche sur Europe 1.

L’ancien maire de L’Hay-les-Roses, dont le domicile a été attaqué au bélier en juillet 2023, a approuvé le constat fait par son collègue à la Justice Gérald Darmanin qui dénonce un «sentiment prérévolutionnaire électoral». Il rappelle un principe de base pour les populations qui «arrivent sur notre sol légalement».


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«Est-ce que quand vous venez dans notre pays vous avez envie de participer à l’effort collectif pour faire réussir ce pays ? À l’école, on doit pouvoir affirmer qu’il y a une culture française et qu’il faut la rejoindre sans effacer ses origines, poursuit le ministre d’origine italienne par sa mère. On n’efface pas là d’où on vient mais on accepte les règles du pays où on arrive.»

«Notre système n’arrive pas à intégrer un gamin qui est né sur notre sol»

Le ministre de la Ville a pointé du doigt le comportement d’enfants qui «naissent sur le territoire français et qui vont à l’école de la République française» et qui, malgré tout, à 12/13/14 ans, ont envie de «prendre les armes» contre le pays dans lequel ils ont grandi». «Notre système n’arrive pas à intégrer un gamin qui est né sur notre sol. Oui, il faut s’interroger, oui, il faut changer la méthode. On risque d’avoir des épisodes (de délinquance) qui vont se répéter.»



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