Importations ukrainiennes – États et eurodéputés négocient pour restreindre l’afflux de céréales d’Ukraine – Politique et syndicats, Élevages porcins et avicoles, Économie et gestion, Tendance des marchés


Les États de l’UE et Parlement européen ouvrent mardi soir des négociations pour prolonger l’exemption douanière accordée à l’Ukraine et pourraient décider de restreindre les importations de céréales au même titre que les oeufs, la volaille ou le sucre.

Les négociations commencent entre les États de l’UE et le Parlement européen quant à l’exemption douanière pour les importations agricoles ukrainiennes à partir du mois de juin.

En vue des pourparlers, les ambassadeurs des Vingt-Sept ont accepté lundi d’envisager une limitation des importations de céréales ukrainiennes lors de la reconduction de l’exemption de droits de douane pour le pays en guerre, ont indiqué des sources diplomatiques.

Selon elles, une partie des États étaient cependant réservés. De son côté Paris « a soutenu certaines des propositions polonaises » pour restreindre les flux de céréales et les États se sont entendus « pour insérer des « freins d’urgence » », a assuré une source française.

Les agriculteurs européens accusent l’afflux de céréales, d’oeufs et de poulets d’Ukraine de plomber les prix locaux, notamment dans les pays riverains, et d’entretenir une concurrence « déloyale », faute de satisfaire certaines normes. Ce dossier alimente la colère du secteur dans l’UE, et en particulier en Pologne.

Pour répondre aux préoccupations, la Commission européenne a proposé de reconduire pour un an, à partir de juin, l’exemption de droits de douane pour les importations agricoles ukrainiennes accordée depuis 2022, mais en l’assortissant de « mesures de sauvegarde » renforcées.

Le Parlement européen a voté « étendre le « plafonnement »

Bruxelles a ainsi proposé de plafonner les importations de trois produits « sensibles » – volaille, oeufs et sucre – aux volumes moyens importés en 2022 et 2023, niveaux au-delà desquels des droits de douane seraient réimposés.

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La proposition de l’exécutif européen avait initialement été validée telle quelle par les Vingt-Sept le 21 février, mais le Parlement européen a voté massivement jeudi dernier pour réclamer d’ « étendre le « plafonnement » aux céréales (blé, orge, avoine, maïs) ainsi qu’au miel.

Les eurodéputés souhaitent par ailleurs calculer la période de référence sur la moyenne de trois années (2021-2023). Les organisations agricoles critiquaient le fait que le plafonnement proposé par Bruxelles corresponde aux volumes élevés des deux dernières années, à l’origine de la crise.

Vers des restrictions pour les imports russes

Ces changements doivent désormais faire l’objet de pourparlers entre les États et le Parlement, qui doivent trouver un compromis et l’entériner avant l’expiration début juin de l’exemption de droits de douane en vigueur.

« Il faut trouver le juste équilibre entre le maintien du ferme soutien à l’économie ukrainienne et l’adoption de « mesures de sauvegarde » pour certains produits qui méritent une protection accrue selon les données du marché », a commenté mardi Olof Gill, porte-parole de la Commission.

Par ailleurs, Bruxelles proposera « prochainement » des restrictions sur les importations de produits agricoles venant de Russie, avait indiqué vendredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, à l’occasion d’un entretien avec le Premier ministre polonais Donald Tusk.



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