Immigration, défense, commerce : Pedro Sanchez de plus en plus isolé en Europe


DÉCRYPTAGE – Sur plusieurs dossiers, Madrid s’est progressivement retrouvé à faire cavalier seul face à une majorité de ses partenaires européens.

Figure de proue du progressisme en Europe, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, apparaît plus isolé que jamais, à contre-courant du virage à droite en cours sur le Vieux Continent. « Nous sommes seuls », se désole le quotidien conservateur ABCLa politique migratoire de Pedro Sanchez est en effet vivement critiquée par ses partenaires, qui voient dans la régularisation de près d’un demi-million de migrants décidée par Madrid en avril un appel d’air, tenu par certains pour l’un des facteurs ayant contribué aux événements de Ceuta. « L’Espagne doit prendre exemple sur nous si Schengen doit survivre », a déclaré le premier ministre polonais, Donald Tusk, appelant Madrid à imiter Varsovie en durcissant sa législation sur l’asile et ses procédures aux frontières.

Les critiques dépassent les clivages partisans habituels. Les deux seuls autres chefs de gouvernement issus de la même famille politique social-démocrate que Pedro Sanchez, la première ministre danoise, Mette Frederiksen…

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