RÉCIT – Les attentats d’al-Qaida ont dévié le cours de l’histoire, ouvrant une ère de guerres, transformant la société, et nourrissant les clivages de l’ère Trump.
La menace du terrorisme islamique semble aujourd’hui appartenir à une époque révolue. Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, les commémorations organisées à New York et Washington se tiendront vendredi avec le respect que l’on réserve à des événements historiques lointains. L’émotion collective suscitée par ces attaques s’est dissipée.
Une nouvelle génération d’Américains n’a pas directement expérimenté le traumatisme, le choc et la stupeur induits par les attentats. Ni vu en direct les images dramatiques tourner en boucle sur les écrans de télévision d’une ère présmartphone : les tours qui s’effondrent à Manhattan dans un épais nuage de poussière et de débris, la façade fracassée du Pentagone et le Vol 93 d’United Airlines qui s’écrase dans les champs de Pennsylvanie après que les passagers ont courageusement forcé la porte du poste de pilotage, l’empêchant de frapper le Capitole. Comme l’attaque japonaise de Pearl Harbor ou l’assassinat de John Kennedy, le 11 septembre…
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