«Il ne faut pas hésiter à décaler les horaires de travail», plaide Jean-Pierre Farandou


Le membre du gouvernement estime que les entreprises doivent prendre des «mesures de précaution» pour protéger la santé des travailleurs. Il faudra «peut-être, à terme, faire comme les Andalous», avance-t-il.

Les fortes chaleurs font peser «un vrai risque professionnel» sur les salariés et peuvent conduire «à des malaises, à des accidents voire à des drames», insiste le ministre du Travail. Alors qu’une vague de chaleur intense pèse sur une grande partie du territoire ce vendredi, Jean-Pierre Farandou rappelle que les employeurs ont des obligations à respecter : «ils doivent s’organiser et prendre des précautions. Ils doivent prendre des mesures de bon sens, et ne pas exposer leurs salariés aux heures les plus chaudes», a-t-il affirmé sur RMC ce vendredi 19 juin, prenant l’exemple des secteurs du BTP et de l’agriculture.

Pour le ministre, il ne faut «pas hésiter à décaler les horaires de travail», quitte à «travailler plus tôt le matin, arrêter de travailler aux heures chaudes et éventuellement reprendre en fin d’après-midi ou tout début de soirée». Dans le BTP, «on arrête les chantiers plus longuement» s’il le faut, poursuit-il, appelant les uns et les autres à bien s’hydrater, à consommer de l’eau fraîche en quantité. Sans pour autant interrompre le travail plusieurs jours : à la place, le ministre plaide plutôt pour une «adaptation des horaires».


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«Il y a un vrai sujet de société»

Plus globalement, Jean-Pierre Farandou s’interroge ouvertement sur la manière dont le monde du travail pourrait s’organiser face aux évolutions climatiques. «C’est intéressant de regarder comment ça se pratique culturellement et historiquement dans des pays comme l’Espagne, notamment dans le sud du pays où il fait très chaud», a-t-il expliqué, affirmant qu’il faudra «peut-être, à terme, faire comme les Andalous». Et de marteler qu’il «y a un sujet de société pour voir comment la société, globalement, s’organise».

En attendant, le ministre renvoie les employeurs à leurs obligations, et promet que les sanctions sont «renforcées». Une récente loi «promulguée il y a quelques jours» et «validée pas plus tard qu’hier par le Conseil constitutionnel» dispose d’ailleurs «qu’une entreprise qui ne fournirait pas le document unique sur l’évaluation des risques qui permet d’organiser la prévention pour la santé des travailleurs, avec un chapitre particulier autour de la chaleur intense, serait sanctionnée». À ce sujet, «les inspecteurs du travail vont renforcer les contrôles», dit-il.



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