Grippe aviaire – Le niveau de risque redescend d’« élevé » à « modéré » en France


Le niveau de risque de la grippe aviaire redescendra dimanche d’un cran en France, passant d’« élevé » à « modéré », selon un arrêté en date du 26 avril publié au Journal officiel samedi.

Concrètement cela signifie que les mesures renforcées de biosécurité, et notamment le confinement des volailles et les tests systématiques si un foyer est détecté à moins de 20 km d’une exploitation, ne sont plus obligatoires sur l’ensemble du territoire mais seulement dans les zones à risque. La France était en niveau de risque élevé depuis début novembre 2022.

« Considérant la diminution de l’incidence des cas d’influenza aviaire dans l’avifaune sauvage et la fin des migrations ascendantes sur le territoire métropolitain ; Considérant la diminution du nombre de cas d’influenza aviaire hautement pathogène dans les pays voisins, le niveau de risque épizootique (…) est qualifié de « modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain », indique le JO.

Depuis le mois de mars 2023, la France a connu un fort ralentissement de l’accroissement du nombre de foyers IAHP (influenza aviaire hautement pathogène) sur son territoire. Celui-ci s’est stabilisé à 315 foyers à la mi-mars et n’a depuis connu aucune nouvelle augmentation, indiquait vendredi le ministère de l’agriculture.

Depuis le 14 mars, aucun cas n’a été recensé dans les élevages français, après la détection d’un dernier foyer dans le Centre-Val-de-Loire.

« Néanmoins, au 21 avril, deux départements sont encore concernés par des foyers d’influenza aviaire sur le territoire français, et des cas d’IAHP au sein de la faune sauvage continuent d’être détectés ; les professionnels de la filière avicole et le grand public (promeneurs, chasseurs…) doivent donc maintenir leur vigilance et respecter les règles de prévention », ajoutait le ministère.

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Les autorités avaient annoncé un premier allègement des mesures dès le 19 avril.

Dans les Pays de la Loire, en Bretagne et dans les Deux-Sèvres, territoires particulièrement affectés, les prélèvements à réaliser sur les palmipèdes (canards et oies) pour détecter la maladie avaient ainsi été diminués de moitié.

Et dans les zones indemnes, les volailles fragiles avaient été autorisées à sortir en parcours extérieur réduit, protégées des oiseaux sauvages par des filets et grillages, « si des critères de températures extérieures élevées plusieurs jours successifs sont constatés ».

La vigilance reste toutefois de mise car si les mortalités dans la faune sauvage ont fortement diminué en France, elles restent importantes en Europe, avait souligné le gouvernement.

En 2021-2022, l’épizootie a conduit à l’abattage de 22 millions de volailles en France.



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