EN DIRECT – Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : «C’est un échec collectif», lance Anne Hidalgo


Jean-Michel Blanquer
François BOUCHON / Le Figaro

Depuis son lancement le 1er juillet, la commission d’enquête sénatoriale a auditionné différents acteurs du périscolaire. Au début de l’été, les collectifs de parents lanceurs d’alerte (SOS Périscolaire, #MeTooEcole et Innocence en danger) ont été reçus, puis, début septembre, d’autres groupes de parents à Bordeaux, Mardié (Loiret), Tarnos (Landes) et Paris ont été entendus. Lundi 7 septembre, la procureur de la République de Paris, Laure Beccuau, et son adjoint, Laurent Guy, ont ensuite été auditionnés, suivis du procureur de la République de Nanterre, Yves Badorc, la procureur générale de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, puis la brigade de protection des mineurs. Deux tables rondes de psychologues et d’associations de protection des enfants et d’élus locaux ont été organisées.

Ce lundi, les deux ex-ministres de l’Éducation nationale, Vincent Peillon (2012-2014) et Jean-Michel Blanquer (2017-2022) ont été invités à s’exprimer sur la réforme des temps scolaires qui ont conduit à allonger le temps périscolaire dans de nombreuses communes, notamment à Paris, en passant à la semaine de 4,5 jours. Le temps périscolaire prenant une large place dans l’éducation des enfants, il est urgent de redonner du crédit au métier d’animateur, a estimé Vincent Peillon. « Ceux qui s’occupent de nos enfants après 16 h 30 doivent être qualifiés, contrôlés et payés décemment. Je reconnais que cela n’a pas été fait, et je le regrette », a-t-il déclaré lors de son audition. Une formation des animateurs doit certes être dispensée avant leur prise de fonction, mais aussi de façon régulière. « La formation doit être continue quand on s’occupe d’enfants », a-t-il souligné.

Pour son successeur, Jean-Michel Blanquer, il n’est pour autant pas question de réformer le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (Bafa). « C’est quand même historiquement un grand succès français, il faudrait faire attention à ne pas trop le remettre en cause », a-t-il indiqué. D’autant qu’« il y a des gens avec des très grands diplômes qui sont coupables de pédophilie et des gens sans diplôme qui sont remarquables et à l’honorabilité irréprochable », a poursuivi l’ex-ministre.

Mercredi 16 septembre, ce sera au tour d’Emmanuel Grégoire, de répondre aux questions de la commission d’enquête.



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