EN DIRECT – Guerre au Moyen-Orient : l’armée israélienne restera dans le sud du Liban «aussi longtemps que nécessaire», prévient Netanyahou


Le Hezbollah affirme que ses combattants «défendront leur terre et leur peuple»

Les combattants du Hezbollah libanais «défendront leur terre et leur peuple avec un grand courage» face à Israël, a assuré vendredi le mouvement pro-iranien, après un regain de violences meurtrières malgré un protocole d’accord sur la fin des hostilités au Moyen-Orient.

Alors que 18 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes depuis jeudi soir dans la région et qu’Israël a dit vendredi y avoir perdu quatre soldats, le groupe chiite libanais a promis qu’il resterait «vigilant contre toute agression».

Démentant dans un communiqué «les accusations de l’ennemi sur la violation du cessez-le-feu par le Hezbollah», ce dernier a rejeté la responsabilité sur Israël, affirmant que le pays voisin n’avait «jamais respecté quelque accord de cessez-le-feu que ce soit» depuis fin 2024.

L’armée israélienne restera dans le sud du Liban «aussi longtemps que nécessaire», affirme Benyamin Netanyahou

Israël restera au Liban «aussi longtemps que nécessaire» a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ajoutant que son pays ferait «payer un prix très lourd» au mouvement islamiste Hezbollah, après l’annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L’armée israélienne «restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord» d’Israël, déclare M. Netanyahou dans un communiqué. «Israël n’acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire», ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d’une riposte israélienne «avec une force considérable» à toute attaque du Hezbollah, allié de l’Iran.

Au Liban, un officier supérieur israélien tué par un drone du Hezbollah

La guerre larvée qui se poursuit au sud du Liban a coûté la vie, dans la nuit, à un officier supérieur israélien. Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon, commandant du 52e bataillon de la 401e brigade blindée, a été tué avec trois autres soldats lorsqu’un drone a frappé leur char dans le secteur de Tebnit, près de Nabatieh. Selon les informations transmises par l’armée israélienne au Figaro, l’attaque s’est produite vers 00h20. Les noms des trois autres militaires n’ont pas encore été rendus publics, leurs familles ayant été prévenues.

La mort d’un officier de ce rang sur le terrain reste rare et a une résonance particulière dans l’armée israélienne. Dor Gedalia Ben Simhon avait pris le commandement de son bataillon une semaine plus tôt seulement, après que son prédécesseur avait été grièvement blessé au combat, deux mois auparavant, dans le sud du Liban. L’armée israélienne dit avoir frappé, après l’attaque, plusieurs infrastructures du Hezbollah à Nabatieh et dans d’autres secteurs. Elle accuse le mouvement chiite de multiplier les violations du cessez-le-feu, mais le terrain raconte surtout une réalité moins nette : celle d’un front où la trêve reste largement théorique et où chaque frappe prépare la suivante.

L’attaque souligne aussi l’importance prise par les drones dans l’arsenal du Hezbollah. Face à la supériorité aérienne israélienne, ces appareils permettent au mouvement libanais de mener une guerre d’usure à moindre coût, en visant des blindés, des positions avancées ou des unités déployées près de la frontière. Plus discrets que des salves de roquettes, souvent difficiles à détecter à basse altitude, ils offrent au Hezbollah un moyen de maintenir une pression constante sur Tsahal sans nécessairement déclencher une escalade ouverte. La mort d’un commandant de bataillon blindé rappelle ainsi que, même sous cessez-le-feu affiché, le Hezbollah conserve une capacité tactique réelle contre les forces israéliennes engagées au Liban.

Stanislas Poyet, correspondant à Jérusalem

Les passages de navires au plus haut depuis mi-avril dans le détroit d’Ormuz

Un total de 25 navires commerciaux ont passé le détroit d’Ormuz jeudi après un accord permettant sa réouverture la veille, un volume cinq fois supérieur à la moyenne sur les dix premiers jours de juin et inédit depuis mi-avril, selon des données de la plateforme de suivi maritime AXSMarine publiées vendredi.

Il s’agit du nombre le plus élevé en une seule journée depuis les 28 transits enregistrés le 18 avril. Cela avait coïncidé avec une brève fenêtre de réouverture du trafic commercial dans ce détroit de facto contrôlé par l’Iran, par lequel transite en temps normal près de 20% de la production pétrolière mondiale et d’autres matières premières cruciales.

Le pic observé jeudi a suivi la signature du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran mercredi. Toutefois, des discussions prévues vendredi en Suisse, censées donner le coup d’envoi à un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire iranien, ont depuis été reportées sine die.

Ce rebond des passages est survenu dans un contexte de plus grande perturbation des signaux AIS que AXSMarine a observé dans le Golfe depuis le début du conflit, le 28 février. Plus de 200 navires commerciaux ont été simultanément affectés jeudi par du «spoofing ou un comportement AIS anormal», a indiqué la plateforme sur X.

«Les opérations de déminage dans le détroit se poursuivent et les armateurs sont tenus de faire preuve de prudence jusqu’à ce que les assureurs rétablissent des conditions de couverture normales», a-t-elle ajouté à l’AFP.

Israël dit avoir frappé plus de 80 cibles« et tué »des dizaines » de membres du Hezbollah au Liban

L’armée israélienne a annoncé vendredi avoir frappé «plus de 80 cibles» et tué «des dizaines» de membres du mouvement islamiste libanais Hezbollah depuis la nuit.

«En riposte aux violations [du cessez-le-feu] répétées et flagrantes du Hezbollah, Tsahal […] a frappé plus de 80 centres de commandement terroristes, [lanceurs] et autres sites de l’infrastructure terroriste» du mouvement allié de l’Iran, indique un communiqué militaire. «Des dizaines de terroristes du Hezbollah […] ont été éliminés.»

Ormuz : les passages de navires au plus haut depuis mi-avril

Un total de 25 navires commerciaux ont passé le détroit d’Ormuz jeudi, après un accord permettant sa réouverture la veille, un volume inédit depuis mi-avril, selon des données de la plateforme de suivi maritime AXSMarine publiées vendredi.

Il s’agit du nombre de bateaux le plus élevé en une seule journée depuis le 18 avril, qui avait coïncidé avec une brève fenêtre de réouverture, après l’annonce par l’Iran que le détroit était alors ouvert au trafic commercial sur cette artère stratégique pour le commerce mondial.

Le négociateur en chef iranien conditionne toute discussion avec les États-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

Le chef de l’équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des «lignes rouges» de l’Iran lors des futurs pourparlers avec les États-Unis.

«Comme nous l’avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne», a déclaré l’influent M. Ghalibaf, cité par l’agence Irna.

«Si l’ennemi se montre excessif» dans ses demandes, «nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n’hésiterons pas à infliger une réponse cinglante», a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

Accord à Versailles : «Un succès diplomatique pour la France et pour Emmanuel Macron», affirme François-Xavier Bellamy (LR)

«C’est incontestablement un succès diplomatique pour la France et pour Emmanuel Macron», affirme le député européen Les Républicains (LR) François-Xavier Bellamy sur Sud Radio, deux jours après la signature de l’accord entre l’Iran et les États-Unis à Versailles. Avant de poursuivre : «Je ne suis pas un soutien du président de la République, mais il faut reconnaître quand quelque chose est réussi».

Et de nuancer cette avancée diplomatique : «L’accord avec l’Iran porte sa part de soulagement, mais aussi d’inquiétude. Personne ne doit être dupe. Le régime iranien n’a pas changé, ses intentions restent les mêmes et cet accord lui accorde malheureusement la bulle d’oxygène dont il avait besoin pour pouvoir survivre».

L’armée israélienne dit avoir frappé des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban après l’attaque contre ses soldats

L’armée israélienne a annoncé avoir frappé des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban après l’attaque qui a coûté la vie à quatre de ses soldats.

«Il y a peu de temps, en réaction aux violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah qui continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens, l’armée a frappé des sites d’infrastructures du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa», a affirmé l’armée dans un communiqué.

«Tout le Liban doit brûler», dit un ministre israélien après la mort de quatre soldats

«Pour chaque larme d’une mère israélienne, mille mères libanaises doivent pleurer. Le Liban tout entier doit brûler», a tonné sur X le ministre israélien Itamar Ben Gvir après la mort de quatre soldats.

«Israël doit clarifier au monde entier que le sang de nos fils et la sécurité de nos citoyens ne sont pas à prendre à la légère. Le Liban tout entier doit brûler. Notre devoir suprême est de protéger les citoyens d’Israël et les soldats de Tsahal, et cet engagement prime sur toute autre considération», a martelé le ministre de la Sécurité nationale.

L’armée israélienne a annoncé en début de matinée la mort de quatre de ses soldats, tués en opérations dans le sud du Liban, ses premières pertes depuis la signature de l’accord entre Washington et Téhéran censé mener à la fin de la guerre au Proche et au Moyen-Orient, sur tous les fronts, y compris au Liban où s’affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

Le bilan passe à 18 morts dans des frappes israéliennes menées au sud du Liban

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé, malgré la conclusion du protocole irano-américain qui prévoit une cessation des hostilités. De son côté, Israël a annoncé la mort de quatre de ses soldats au Liban, dont un haut gradé, les premiers depuis l’accord entre Washington et Téhéran qui est censé inclure le théâtre libanais du conflit.

«Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu’à ce matin ont empêché l’évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire», a indiqué le ministère libanais dans un communiqué. Il s’agit du plus lourd bilan publié depuis l’annonce de la conclusion de l’accord lundi, qui prévoit un cessez-le-feu «sur tous les fronts, y compris au Liban».

Ces frappes ont touché au moins 10 localités à proximité de la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI). L’armée israélienne a annoncé de son côté que «le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat» dans le sud du Liban avec «trois autres soldats» dont les noms seront publiés ultérieurement.

Israël a également précisé mener de nouvelles frappes contre des cibles du Hezbollah, après que le groupe chiite a affirmé avoir détruit trois chars israéliens lors d’affrontements entre ses combattants et une unité de l’armée israélienne dans le sud du Liban. Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d’Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs «de roquettes et d’obus de mortier».

La mission française de sécurisation du détroit d’Ormuz «est prête à être déployée», indique Jean-Noël Barrot

La mission française de sécurisation du détroit d’Ormuz «est prête à être déployée», indique Jean-Noël Barrot.

«Le protocole prévoit que les États-Unis lèvent leur blocus, que l’Iran fasse un travail rapide pour libérer les voies de circulation. L’histoire nous a prouvé qu’un certain nombre de conditions doivent être réunies, l’une d’elles est le déminage», a-t-il détaillé.

La France participera aux négociations sur le nucléaire iranien, assure le ministre des Affaires étrangères

Jean-Noël Barrot a assuré que la France participera aux négociations entre les États-Unis et l’Iran à propos des questions nucléaires. «La France sera intégrée car les concessions iraniennes qui seront obtenues le seront en contrepartie des levées des sanctions sur l’Iran. LA France devra donner son accord pour la levée de ces sanctions», a-t-il expliqué.

«Il y a dix ans, on avait réussi à imposer à l’Iran de réduire son stock d’uranium et limiter ses capacités d’enrichissement. La France devra donner son accord comme en 2015», a-t-il ajouté.

Israël annonce la mort de quatre de ses soldats au Liban, les premiers depuis l’accord entre les États-Unis et l’Iran

L’armée israélienne a annoncé vendredi matin la mort de quatre de ses soldats, tués en opérations dans le sud du Liban, ses premières pertes depuis la signature de l’accord entre Washington et Téhéran censé mettre fin à la guerre au Proche et au Moyen-Orient.

«Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat» avec «trois autres soldats» dont les noms seront publiés ultérieurement, indique un communiqué militaire publié après que l’armée a annoncé avoir mené des frappes à travers le sud du Liban contre le Hezbollah «après des violations répétées du cessez-le-feu» par ce mouvement islamiste allié de l’Iran.

Frappes israéliennes au Liban : Jean-Noël Barrot appelle les États-Unis à «exercer la pression nécessaire» sur Israël pour faire respecter l’accord

Alors qu’Israël continue de frapper le Liban, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a appelé «toutes les parties à respecter tous les termes de l’accord», signé par les États-Unis et l’Iran.

«Le premier principe de cet accord c’est la cessation des hostilités sur tous les fronts, dont le Liban. Les Libanais sont exaspérés ont payé un prix extrêmement lourd. Le gouvernement israélien doit le respecter et les États-Unis doivent exercer toute la pression nécessaire» pour qu’Israël respecte l’accord, a-t-il ajouté.

«Le plus dur reste à faire», estime Jean-Noël Barrot, qui ne se dit pas inquiet après le report de la rencontre en Suisse

Jean-Noël Barrot ne s’est pas montré «inquiet» après le report des négociations en Suisse entre les Américains et les Iraniens. «Cette réunion en Suisse avait perdu de son intérêt étant donné que le protocole d’accord avait signé à Versailles mercredi», a expliqué le ministre des Affaires étrangères au micro de Franceinfo.

Ce dernier a ajouté que l’accord a d’ailleurs été signé «à un niveau plus élevé puisque ce sont les présidents (des États-Unis et de l’Iran) qui l’ont signé».

Le ministre a, en revanche, estimé que «le plus dur reste à faire». «Les discussions techniques doivent se poursuivre», a-t-il précisé, notamment concernant le nucléaire iranien.

Réunion des ministres des Affaires étrangères égyptien, pakistanais, turc et saoudien prévue dimanche en Égypte

Le ministre égyptien des Affaires étrangères recevra dimanche ses homologues pakistanais, saoudien et turc dans la ville d’El Alamein, sur la côte méditerranéenne, a annoncé la diplomatie égyptienne.

Badr Abdelatty «tiendra une rencontre quadrilatérale dimanche» avec le ministre saoudien Fayçal ben Farhane, le Turc Hakan Fidan et le Pakistanais Ishaq Dar, «suivie d’une session étendue de discussions et une conférence de presse», a précisé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué tard jeudi soir.

Le ministère n’a pas précisé le thème des discussions, mais les quatre pays ont été impliqués dans les efforts de médiation pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

DÉCRYPTAGE – Donald Trump tente de présenter son «deal» avec l’Iran comme une victoire malgré les critiques

Après avoir obtenu difficilement un accord avec l’Iran, Donald Trump s’efforce de le présenter comme une victoire. Les concessions accordées à Téhéran en échange de la réouverture d’un détroit d’Ormuz qui était ouvert avant une guerre qu’il a lui-même déclenchée ont déjà suscité des critiques. Les démocrates ont dénoncé un texte comportant moins de garanties que celles qu’avait obtenues en 2015 par Obama, et que Trump avait dénoncées avec véhémence. L’aile interventionniste du Parti républicain critique de son côté la levée des sanctions en échange de vagues promesses.

Le bilan est objectivement mitigé. Les deux campagnes aériennes de 2025 et de 2026 ont considérablement réduit les capacités iraniennes d’enrichissement d’uranium. Mais la crise d’Ormuz et l’absence de volonté des États-Unis de rouvrir le détroit par la force ont porté un coup à leur crédibilité. Et la survie du régime rend difficile de crier victoire.

Seize morts dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes menées dans la nuit de jeudi à vendredi dans la région de Nabatiyé, dans le sud du Liban, ont fait au moins 16 morts selon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI), malgré la conclusion du protocole irano-américain qui prévoit une cessation des hostilités.

L’ANI rapporte que «l’ennemi a commis plusieurs massacres» lors d’une série de frappes aériennes ciblant des habitations dans plusieurs localités proches de Nabatiyé. Ces attaques ont fait au moins 16 morts, dont huit dans la ville de Harouf. Il s’agit du plus lourd bilan publié depuis l’annonce de la conclusion de l’accord lundi.

Après l’accord entre l’Iran et les États-Unis, Trump veut se concentrer sur la question nord-coréenne, selon le président de la Corée du Sud

Donald Trump veut désormais se concentrer sur la résolution de «la question nord-coréenne» maintenant qu’il a conclu un protocole d’accord avec l’Iran devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient, a déclaré vendredi le président sud-coréen Lee Jae Myung après avoir rencontré son homologue américain en France.

«Le président Trump a dit que le moment était venu de prêter attention à la question nord-coréenne», a affirmé Lee Jae Myung aux journalistes à Séoul, en leur dévoilant les détails de sa rencontre avec le président des États-Unis lors du sommet du G7 à Evian.

Donald Trump.
Eric Lee / REUTERS

Mondial 2026 : l’Iran va porter plainte auprès de la Fifa en raison des «restrictions» qui lui sont «imposées»

La Fédération iranienne de football va porter plainte auprès de la Fifa, en raison des «restrictions» qui sont «imposées» à son équipe pendant le Mondial-2026, l’empêchant selon elle d’aborder sereinement son prochain match contre la Belgique, a annoncé un responsable de la sélection jeudi. Déjà échaudée par le refus des États-Unis de délivrer des visas à certains membres de son encadrement pour le tournoi, l’équipe se plaint désormais de n’être autorisée à arriver à Los Angeles «qu’un jour avant le match» prévu dimanche à Los Angeles, au lieu de deux comme elle l’a demandé.

Ces «restrictions sont contraires au principe d’égalité des conditions pour toutes les équipes participantes et risquent de nuire à la préparation», a argué ce responsable dans un communiqué. «Par conséquent, la fédération exprimera officiellement son mécontentement et déposera une plainte officielle auprès de la Fifa par les voies appropriées», a-t-il ajouté. Contactée par l’AFP, la Fifa n’avait pas immédiatement réagi.

Après des mois d’incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, la «Team Melli» participe bien au tournoi mais s’est exilée à la dernière minute au Mexique, où elle a installé son camp de base à Tijuana plutôt qu’en Arizona, et a vu les États-Unis refuser des visas à une quinzaine de membres de sa délégation.

DÉCRYPTAGE – «Le fait d’avoir survécu est une énorme victoire» : le régime iranien remis en selle après l’accord avec Donald Trump

Après des semaines de bombardements, puis de négociations ardues sur fond de cessez-le-feu incertain, le président iranien a vanté ce jeudi un accord « historique » pour mettre fin à la guerre, au lendemain de la signature du document par Donald Trump et lui-même. « Le fait d’avoir survécu à l’intensité des frappes israélo-américaines est en soi une énorme victoire pour le régime iranien », relève un politologue contacté à Téhéran.

Bien que fragilisé par l’élimination des principales têtes du pouvoir politique et militaire, la République islamique est parvenue à se renouveler de l’intérieur, mais également à imposer ses conditions : la fin du conflit sur tous les fronts, y compris au Liban, la levée du blocus naval du détroit d’Ormuz, l’engagement américain à retirer ses forces autour de l’Iran ou encore la suspension des sanctions sur la vente de pétrole et le dégel des avoirs bloqués.

Israël dit frapper des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L’armée israélienne a annoncé vendredi frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien dans plusieurs zones du sud du Liban. «L’armée a frappé cette nuit et continue de frapper des terroristes et des infrastructures du Hezbollah dans plusieurs zones dans le sud du Liban», a indiqué l’armée dans un communiqué. «Ces frappes surviennent après des violations répétées du cessez-le-feu par l’organisation terroriste Hezbollah», selon la même source.

Le Hezbollah avait fait état jeudi d’affrontements entre ses combattants et une unité de l’armée israélienne dans le sud du Liban. Depuis l’annonce lundi de l’accord entre Téhéran et Washington, l’intensité des violences a toutefois baissé dans le sud du Liban, et le Hezbollah n’a plus revendiqué d’attaques contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars par le Hezbollah, en soutien à Téhéran. Depuis, l’armée israélienne a mené des frappes massives qui ont fait plus de 3900 morts, selon les autorités libanaises, et une offensive terrestre dans le sud du pays. Côté israélien, 31 soldats et un contractuel civil ont été tués depuis le 2 mars.

Des véhicules militaires israéliens circulent sur une route israélienne près de la frontière Israël-Liban, dans le nord d’Israël, le 18 juin 2026.
Gil Eliyahu / REUTERS

Les négociations entre les États-Unis et l’Iran prévues vendredi en Suisse «reportées», annonce Berne

Les négociations prévues vendredi en Suisse entre l’Iran et les États-Unis en vue d’un accord devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient ont été reportées sine die, a annoncé le gouvernement suisse, quelques heures après l’annonce de l’annulation du départ du vice-président américain JD Vance pour le pays alpin.

«Les discussions prévues entre les États-Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent», a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un message transmis à l’AFP, sans fournir de précision sur une prochaine date pour ces pourparlers.

Liban : malgré l’accord, le Hezbollah faisait état d’affrontements avec l’armée israélienne jeudi

Le Hezbollah pro-iranien a annoncé jeudi en fin d’après-midi des affrontements entre ses combattants et une unité de l’armée israélienne dans le sud du Liban, quelques heures après des frappes israéliennes qui ont fait trois morts. Ces affrontements surviennent malgré la signature du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran prévoyant la fin de la guerre sur tous les fronts de la région.

Depuis 17h30 locales, «les combattants de la Résistance islamique sont engagés dans des affrontements (…) contre une unité de l’armée ennemie israélienne qui tentait d’avancer depuis la ville d’Arnoun vers la périphérie de Kfar Tebnit», près de Nabatiyé, précise un communiqué du Hezbollah.

Les combattants ont pris pour cible l’armée israélienne «à l’aide de diverses armes, frappant trois chars Merkava avec des missiles guidés, ce qui a entraîné leur destruction», a ensuite déclaré dans la nuit le mouvement chiite. Aucune information officielle n’a pour l’heure été communiquée par la partie israélienne, mais plusieurs sources non officielles citant des médias israéliens ont fait état d’«un incident grave dans le sud du Liban».

Le Hezbollah avait auparavant indiqué avoir repoussé la nuit précédente une tentative des forces israéliennes d’avancer vers la localité de Kfar Tebnit, première annonce de ce type depuis la signature de l’accord irano-américain. Alors que «depuis quatre jours, l’armée ennemie tentait de progresser» dans le secteur, les combattants du Hezbollah l’ont contrainte à «battre en retraite et déployer des hélicoptères (…) durant la nuit, pour évacuer ses pertes», a affirmé le mouvement chiite.

Des véhicules militaires israéliens dans le sud du Liban.
Gil Eliyahu / REUTERS

JD Vance ne se rendra pas jeudi en Suisse dans le cadre des pourparlers avec l’Iran

Le vice-président des États-Unis JD Vance ne se rendra finalement pas en Suisse jeudi soir pour entamer les pourparlers en vue d’un accord final avec l’Iran, a annoncé la Maison-Blanche dans un communiqué, après la signature d’un protocole d’accord entre les deux pays la veille.

«Les plans pour les discussions techniques à venir n’ont pas été finalisés, et la délégation américaine s’est préparée à partir à la première opportunité. Mais la logistique pour ces négociations n’a jamais été simple ni prévisible. Pour le moment, le vice-président ne partira pas ce soir», détaille le communiqué.

JD Vance avait auparavant affirmé que le délai de 60 jours pour l’accord final de paix entre les États-Unis et l’Iran courait à partir de jeudi et qu’il pourrait se rendre «ce week-end» en Suisse, mais sans pouvoir le garantir.

JD Vance.
Eric Lee / REUTERS

Bonjour et bienvenue dans ce direct

Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré à la guerre au Moyen-Orient. Alors que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi avoir approuvé – avec des réserves – le protocole d’accord avec les États-Unis, l’incertitude règne toujours. Les observateurs s’interrogent notamment sur son démarrage. Des pourparlers devaient initialement démarrer à l’occasion d’une cérémonie vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, en Suisse. Mais le vice-président américain JD Vance, qui doit y représenter son pays, a reporté sa venue, de même que le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été décisive.

Ces négociations, d’une durée reconductible de 60 jours, devraient surtout être centrées sur le programme nucléaire iranien, après l’accord-cadre mettant un terme au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël, qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l’économie mondiale.


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