Elliott Erwitt, Ridley Howard…. Les expos d’avril les plus renversantes à voir en galeries à Paris


Nouvelles tendances de l’art contemporain, art de la céramique, icône de la photographie… Il y en pour tous les goûts ! Et toutes les bourses, puisque l’entrée dans les galeries est libre. Voici ce qui nous a tapé dans l’œil.

C’est le moment d’aller contempler l’hommage souriant de la galerie Magnum à son illustre membre Elliott Erwitt, de découvrir Lauren Halsey chez Gagosian qui célèbre son identité noire. Mais aussi de flasher à la galerie Daguet-Bresson pour la céramique fantastique de Claire Lindner et, à la galerie Andréhn-Schiptjenko, pour les tableaux de Ridley Howard, ou encore ceux de Renske Linders à la galerie d’Eylau.

Lauren Halsey, une bombe afro chez Gagosian

Lauren Halsey, « slo but we sho: everybody is going to make it this time »

Lauren Halsey, « slo but we sho: everybody is going to make it this time », 2024

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Technique mixte sur de la mousse et bois isolés par un film • 282 × 291,5 × 42,5 cm • Coll. particulière • Courtesy Galerie Gagosian / Photo Thomas Lannes

Vous ne la connaissez sûrement pas mais cette artiste américaine est une star à Los Angeles, où elle est née en 1987 et où elle a plusieurs fois été exposée et primée pour ses œuvres pleines d’audace. Lauren Halsey est un porte-drapeau de sa génération. Elle revendique son attachement à la communauté de South Central, quartier noir de la Cité des Anges, en Californie. En France, on peut admirer son travail, qui n’a jusqu’ici été montré qu’une seule fois, chez Gagosian rue de Ponthieu, à Paris, où elle dévoile deux ensembles d’œuvres qui transcendent sa fierté d’être noire, puisant dans l’esthétique afro-futuriste se nourrissant de l’Égypte antique. Si vous êtes de passage à la 60e Biennale de Venise, sachez que Lauren Halsey y participe aussi… M.B.

Hommage à Elliott Erwitt chez Magnum

Elliot Erwitt, Sans titre, New York, États-Unis

Elliot Erwitt, Sans titre, New York, États-Unis, vers 1950

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Tirage argentique • Coll. Magnum Photos • © Elliot Erwitt / Magnum Photos

Quelques mois après sa mort, survenue le 29 novembre 2023, à l’âge de 95 ans, Elliott Erwitt est à l’honneur chez Magnum, dont il avait rejoint la fameuse agence photo en 1953. Pour célébrer l’art de cet illustre photographe, et son impact durable sur l’histoire visuelle, la galerie Magnum a rassemblé une trentaine de photographies sous l’intitulé « But Seriously  », clin d’œil à l’état d’esprit d’Erwitt déclarant : « Je ne suis pas un photographe sérieux comme beaucoup de mes contemporains le sont. Ce que j’entends par là, c’est que je prends très au sérieux mon manque de sérieux. » De ses portraits de chiens à ceux de nos congénères humains, on apprécie cet hommage à un artiste qui avait décidément du flair. M.B.

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But Seriously. Elliott Erwitt

Du 8 mars 2024 au 25 mai 2024

www.magnumphotos.com

Claire Lindner ou la céramique aux frontières du réel chez Daguet-Bresson

Vue de l’exposition « Claire Lindner. Les arbres ont des ailes » à la galerie Daguet-Bresson à Paris

Vue de l’exposition « Claire Lindner. Les arbres ont des ailes » à la galerie Daguet-Bresson à Paris

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© Claire Lindner / Courtesy Galerie Daguet Bresson

Après une ouverture appréciée par le monde de la céramique en janvier dernier, la galerie Daguet-Bresson frappe encore très fort avec un premier solo show qui annonce la couleur. Jusqu’au 4 mai, la galerie rassemble les œuvres de Claire Lindner – intégrées dans des collections des quatre coins du monde – autour de l’exposition « Les arbres ont des ailes ». En mettant en lumière ses sculptures aux formes envoûtantes et organiques, l’événement présente la technique d’émaillage unique de l’artiste qui tente de se rapprocher au plus près du réel. Voilà qui rend hommage au vivant et pousse toujours plus loin les frontières de la céramique contemporaine. Sublime ! M.M.D.

Le post-pop art de Ridley Howard à la galerie Andréhn-Schiptjenko

Ridley Howard, Montagne (Mountain)

Ridley Howard, Montagne (Mountain), 2024

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Huile sur lin • 127 × 152.4 cm • Coll. particulière • Courtesy Galerie Andréhn Schiptjenko

C’est une fenêtre ouverte sur l’azur, encadrée par une paire de lunettes de soleil, un petit pan d’architecture… Les huiles sur toile de lin de l’Américain Ridley Howard jouent la partition du parfait instantané léché d’Instagram. Les corps et les environnements sont vus par le détail, et se donnent des airs de collages, aussi bien en petits formats qu’en grands. Entre pop art américain et abstraction, cet artiste exposé partout dans son pays a quelque chose d’Edward Hopper (pour sa mélancolie) et de Tom Wesselmann (pour ses couleurs). À vous d’en élaborer la narration en admirant son travail présenté à la galerie Andréhn-Schiptjenko. M.B.

Du 21 mars 2024 au 18 mai 2024

www.andrehn-schiptjenko.com

La revanche de Renske Linders à la galerie d’Eylau

Renske Linders, Framboise zoom

Renske Linders, Framboise zoom, 2024

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Huile sur toile • 96 × 116 cm • Coll. particulière • © Emiliya Sultan / Courtesy Galerie d’Eylau.

Si vous êtes de passage au Palais de Tokyo (où l’on peut admirer la superbe monographie de Mohamed Bourouissa), n’hésitez pas à pousser la porte de la Galerie d’Eylau, laquelle promeut des artistes émergents autour de solo show. Actuellement on y découvre les frissonnantes œuvres de la Néerlandaise Renske Linders, également résidente à POUSH, à Aubervilliers. La jeune artiste de 29 ans triture les symboles de la féminité par le détail dans ses tableaux : des escarpins, du vernis à ongles… Une collection d’images qui invite à regarder la femme autrement et à s’émanciper d’un étouffant mythe. L’accrochage a été baptisé « Revenge Dress », en clin d’œil à la scandaleuse robe portée par Lady Diana à la suite de son divorce avec le Prince Charles. Une femme libre ! M.B.



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