Donald Trump se considère comme «l’homme le plus puissant de tous les temps», selon la presse américaine


Jusqu’alors friand de comparaisons avec ses prédécesseurs Abraham Lincoln ou George Washington, le président américain dresse désormais des parallèles avec les grands conquérants de l’histoire mondiale, rapporte le journal The Atlantic.

Donald Trump dans les pas d’Alexandre Le Grand, César et Napoléon ? À en croire deux sources proches de la Maison-Blanche citées ce mercredi 30 avril par le média américain The Atlantic, l’intéressé se considérerait désormais comme «l’homme le plus puissant de tous les temps», se plaçant désormais dans la lignée des plus grands conquérants de l’histoire. «Il veut qu’on se souvienne de lui comme de celui qui a accompli des choses impossibles pour les autres, grâce à sa force de caractère et à sa volonté hors du commun», a ainsi indiqué un proche de Donald Trump au média.

Le dirigeant, qui affirmait jusqu’à présent rivaliser de prestige avec certains de ses illustres prédécesseurs comme George Washington et Abraham Lincoln, se percevrait donc désormais comme un personnage totalement hors du commun, inédit dans l’Histoire mondiale par sa puissance, poursuit The Atlantic. 


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«Tendance à l’auto-glorification»

Qui analyse pour exemple le champ lexical utilisé par Donald Trump ces derniers mois, lequel théâtralise sans relâche le conflit l’opposant à l’Iran en usant à profusion de termes dramatiques. «Une civilisation entière va mourir ce soir, pour ne jamais renaître», avait-il proclamé début avril. Et même lorsqu’il avait finalement accepté un cessez-le-feu de deux semaines – depuis prolongé –, Trump avait présenté son interventionnisme au Moyen-Orient comme « l’un des moments les plus importants de la longue et complexe histoire du monde». «Il est clairement dans une phase de désinvolture totale», a résumé plus prosaïquement un autre proche de l’administration Trump auprès du média américain.

Et si la «tendance à l’auto-glorification  est une caractéristique aussi fondamentale de Trump que sa coiffure impeccable et ses cravates rouges démesurées», écrit narquoisement The Atlantic, cette dernière «est devenue encore plus importante [ces derniers temps] pour définir ses priorités et orienter ses actions alors qu’il s’approche du terme de son mandat». «Il est libéré des préoccupations politiques et est capable de faire ce qui est vraiment juste plutôt que ce qui sert ses intérêts politiques», a ainsi confié un haut responsable de la Maison-Blanche. D’autre part, Donald Trump fait feu de tout bois pour laisser une empreinte physique de son passage à la Maison Blanche : ainsi de la construction d’une future salle de bal, dont les colonnes et les dorures ne sont pas sans évoquer la Rome Antique, ou d’une pièce d’or qui sera frappée à son image pour le 250e anniversaire de la Nation.

Est-ce à dire qu’il souhaiterait également désigner un héritier pour pérenniser cette empreinte sur le plan politique, lorsqu’il quittera la Maison Blanche ? En réalité, Trump n’aime pas employer le terme «héritage», ont confié ses conseillers et alliés à The Atlantic. Et certains se demandent même s’il s’en soucie réellement. «Le seul héritage qui préoccupe le président Trump, c’est de rendre l’Amérique plus grande que jamais», a déclaré Olivia Wales, porte-parole de la Maison-Blanche, au mensuel d’outre-Atlantique. Alors que Trump cherchait un colistier pour 2024, un proche collaborateur avait ainsi raconté avoir tenté de le convaincre de choisir quelqu’un qui pourrait contribuer à la pérennité de son mouvement politique. Trump avait rétorqué : «Qu’est-ce que ça peut me faire ? Je serai mort.»



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