des collectifs de parents reçus par la mairie ce lundi après-midi


Une semaine après l’élection d’Emmanuel Grégoire à la tête de la capitale, SOS Périscolaire, la FCPE et MeToo École seront reçus à 15h30, 16 heures et 17 heures à l’Hôtel de Ville.

C’est un premier rendez-vous très attendu pour les familles. Une semaine après l’élection du nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, le collectif SOS Périscolaire a annoncé être convié ce lundi à 15h30 à l’Hôtel de Ville pour échanger avec l’équipe municipale au sujet du scandale du périscolaire qui secoue la capitale depuis novembre dernier. Dans la foulée, à 16 heures, la fédération de parents d’élèves FCPE est attendue à 16 heures. «Nous saluons cet engagement de nous recevoir rapidement», partage Martin Raffet, président de la FCPE Paris. Enfin, à 17 heures, le collectif MeToo École sera reçu. «Nous avons hâte de voir ce qu’Emmanuel Grégoire a à dire et a à répondre sur notre demande d’ouvrir une enquête administrative globale», indique Barka, membre de MeToo École.

Au lendemain du premier tour des élections municipales, Anne et Élisabeth, cofondatrices de SOS Périscolaire, avaient déjà été reçues à l’Élysée par deux conseillers du président, Gilles Halbout pour la partie Éducation et William Elman pour le périmètre sport, vie associative et solidarité. «Ils nous ont assuré que nous avons tout le soutien du Président, à qui ils ont parlé de nous, rapportait au Figaro, Anne. Ils nous rejoignent sur l’angle mort des violences faites aux enfants. Ils n’ont pas essayé de minimiser, comme on en a l’habitude jusque-là. Les dossiers avaient été étudiés», ajoutait-elle. Le même jour, le collectif avait ensuite rencontré le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Le collectif MeToo École, lui, avait été reçu par Emmanuel Grégoire avant le premier tour, pendant la campagne électorale.


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D’autres rendez-vous à venir cette semaine

Moins de 48 heures après l’élection du candidat socialiste dimanche 22 mars, les parents d’élèves avaient exprimé leur colère et exigé un passage à l’action pour réformer le périscolaire. À l’automne dernier, la mairie de Paris, alors encore dirigée par Anne Hidalgo, indiquait que de multiples signalements et plaintes pour violences physiques ou sexuelles de la part d’animateurs avaient conduit à la suspension de 52 agents ces trois dernières années, dont 19 en 2025.

Emmanuel Grégoire semble avoir entendu la demande urgente des familles parisiennes, assurant vouloir faire de la lutte contre les violences à l’encontre des enfants «la priorité absolue de ce mandat », a-t-il réitéré sur Franceinfo ce lundi matin. Dans un nouveau courrier envoyé le 27 mars au maire de Paris, et signé par plus de 750 parents, les familles des 7e et 15e arrondissements de Paris ont demandé la «mise en place au plus vide d’un audit indépendant», «la mise en œuvre immédiate et effective des dispositifs existants de protection» et «un engagement clair de la Ville de Paris pour établir les responsabilités». Ce à quoi l’édile a répondu que «tous les animateurs suspectés sont immédiatement suspendus» et qu’aucun d’entre eux «n’a été déplacé après une suspicion de violence sexuelle». Il a par ailleurs assuré vouloir réaliser un audit par un cabinet extérieur.

Si les parents dont les enfants auraient été abusés sexuellement par des animateurs sont satisfaits à la perspective de ce rendez-vous fixé entre la mairie et SOS Périscolaire, certains auraient davantage souhaité être reçus individuellement. «Ça reflète l’état d’esprit de l’administration et la grille de lecture d’Emmanuel Grégoire : ils ne nous croient pas», lâche un père de famille de l’école maternelle Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement. Selon MeToo École, la Ville de Paris a prévu de recevoir d’autres parents et associations concernées par les violences dans le périscolaire.



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