des buts à foison, des stars au rendez-vous, le double jeu de la FIFA… les tops et les flops de la première semaine


DÉCRYPTAGE – Après les 24 premiers matchs du Mondial 2026, découvrez tout ce qui a plu… et déplu à la rédaction du Figaro à l’issue de la première semaine de compétition.

TOPS

Des buts, du spectacle et du suspense

75. C’est le nombre de buts marqués depuis le début de la compétition, soit une moyenne supérieure à 3 réalisations par rencontres, sur les 24 disputées lors de la première journée de la phase de poule. Un total très élevé, qui s’explique par une envie très claire, de la part de nombreuses équipes, de proposer un jeu ambitieux et offensif. Plusieurs cartons ont permis de faire monter ce total, comme ceux de la Suède (5-1 contre la Tunisie) et de l’Allemagne (7-1 contre Curaçao) et de nombreuses rencontres ont été spectaculaires (Pays Bas-Japon, Iran-Nouvelle Zélande). Lors de cette première semaine, 41 des 48 équipes engagées ont trouvé le chemin des filets et un seul match s’est fini sans but (Espagne-Cap Vert). Concernant le spectacle, nous avons été servis.


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Les stars au rendez-vous…

La Coupe du monde, c’est aussi (surtout ?) pour les stars. Et un grand nombre d’entre elles sont au rendez-vous. Pour son sixième et probablement dernier Mondial, Lionel Messi a inscrit un triplé d’entrée avec les champions du monde en titre argentins, contre l’Algérie. De son côté, Kylian Mbappé a également montré que l’équipe de France pourrait compter sur lui, avec un doublé record contre le Sénégal. L’Anglais Harry Kane, l’Allemand Kai Havertz et le Norvégien Erling Haaland ont également inscrit un doublé avec leur sélection nationale, tandis que d’autres joueurs se sont illustrés malgré les difficultés de leur équipe, comme le Brésilien Vinicius Jr ou le Portugais João Neves.

Les supporters aussi

Au-delà des joueurs, cet événement planétaire est également celui des supporters. Et eux aussi n’ont pas déçu. À commencer par les supporters écossais, qui ont illuminé les rues de Boston avant l’entrée en lice de leur équipe contre Haïti. Chants, hymne (le magnifique «Flower of Scotland»), cornemuses : tout y est passé pour mettre une ambiance de folie.

Quitte à faire la fête, pourquoi ne pas la faire à plusieurs ? Et quel meilleur endroit que Times Square, l’une des places les plus emblématiques de New York ? Chaque jour, des centaines de supporters de différentes nations s’y retrouvent pour partager un moment de communion. Si certains incidents ont pu se produire, les réunions ont majoritairement été conviviales, énergiques et enthousiasmantes.

Vozinha, une histoire comme seule la Coupe du monde sait en offrir

Organisée dans trois pays, cette Coupe du monde à 48 équipes, la plus massive jamais organisée, offre son lot de belles histoires. En premier lieu, le destin de Vozinha, le gardien de but du Cap-Vert. Héroïque face à l’Espagne, le portier africain est devenu la coqueluche de ce Mondial lors de cette première semaine, comme en témoigne son compte Instagram, qui a gagné 13 millions d’abonnés en à peine quatre jours. Opposés à l’Uruguay lors de la prochaine rencontre, les Cap-Verdiens sont prêts pour un nouvel exploit. Et leur gardien sera assurément attendu.

Pour l’équipe de France, (presque) tout baigne !

Ils étaient attendus, ils ont répondu présent. En dépit d’une première mi-temps très difficile, les Bleus ont finalement trouvé la solution face au Sénégal, avec une victoire 3 buts à 1, qui leur permet d’envisager la suite de la compétition avec sérénité. Un succès, additionné à celui de la Norvège contre l’Irak, qui pourrait qualifier les hommes de Didier Deschamps pour la phase à élimination directe en cas de bon résultat face aux Lions de Mésopotamie.


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Sur le volet individuel, grâce à son doublé contre les Sénégalais, Kylian Mbappé a battu deux records : d’une part, il est devenu, avec un total de 58 buts sous le maillot français, le meilleur buteur de l’histoire du football français (devant Olivier Giroud) ; d’autre part, il est désormais le meilleur réalisateur français en Coupe du monde avec 14 buts, dépassant Just Fontaine (13 buts), à deux buts du record codétenu par l’Allemand Miroslav Klose et l’Argentin Lionel Messi (16 buts). Au-delà de l’attaquant du Real Madrid, d’autres joueurs ont brillé, comme Michael Olise, Adrien Rabiot ou encore Dayot Upamecano.

Seules petites ombre au tableau après cette première semaine américaine : la blessure de Malo Gusto lors de l’entraînement de mercredi, heureusement sans gravité et qui ne devrait pas remettre en cause sa présence pour la suite de la compétition. Et également les prestations très timides du Ballon d’Or Ousmane Dembélé et du gardien de but Mike Maignan, qui a encaissé un but lors de ses quatre dernières sélections et n’a pas dégagé une grande sérénité dans les buts.

Cap-Vert, République démocratique du Congo : les petits font de la résistance

Ils sont quatre pays à découvrir la Coupe du monde : le Cap-Vert, l’Ouzbékistan, la Jordanie et Curaçao. Si les trois derniers se sont lourdement inclinés, ils n’ont pas démérité, inscrivant même le tout premier but de leur histoire en Coupe du monde. De leur côté, les Cap-Verdiens ont réalisé l’exploit de cette première journée, en tenant tête à l’équipe favorite de la compétition, l’Espagne, avec un match nul, sans prendre de but. Un résultat similaire obtenu par la République démocratique du Congo (RDC) face au Portugal, le Qatar contre la Suisse et l’Arabie saoudite contre l’Uruguay (1-1 lors de ces trois matchs).

FLOPS

Plusieurs favoris au ralenti

S’il y a des belles surprises pour plusieurs équipes qu’on n’attendait pas à pareille fête, certains gros poissons font la tête. À commencer évidemment par l’Espagne, qui n’a pas réussi à sortir du piège tendu par le Cap-Vert et a commencé piteusement son Mondial. Plus que le résultat, c’est l’attitude de certains joueurs et le niveau de jeu global qui inquiète. Il en va de même pour le Portugal, qui n’a pas rassuré contre la RDC, à l’image d’un Cristiano Ronaldo qui fait l’objet de nombreuses critiques. Ou encore de la Belgique, tenue en échec par l’Égypte à l’issue d’une prestation très moyenne, et du Brésil, même si l’adversité était plus élevée, avec le Maroc en face.


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L’embarras de la FIFA face aux visas

Leur participation était incertaine jusqu’au bout et ils ont traversé des dizaines d’épreuves pour être présent en Amérique du Nord et disputer leur septième phase finale de Coupe du monde, la 4e de suite. Les Iraniens sont finalement présents, malgré des visas qui ne les autorisent à rester aux États-Unis que 24h, le jour du match et une obligation de loger au Mexique. Une situation extra-sportive très compliquée, motivée par le contexte géopolitique tendu. Pourtant, la FIFA fait comme si de rien n’était, à l’image de son président, Gianni Infantino, venu en personne féliciter les joueurs iraniens après leur match nul contre la Nouvelle-Zélande (2-2) et les assurer de son plein soutien, en dépit de ses liens amicaux avec le président des États-Unis, Donald Trump. Une preuve supplémentaire du double jeu de l’organisation internationale.

Un problème de visa qui vise également plusieurs joueurs, à échelle variable. Le Ghanéen Thomas Partey, accusé de viols, a été interdit de territoire au Canada et a manqué le match de son équipe contre le Panama mercredi, alors que le Marocain Achraf Hakimi, qui est accusé de faits similaires, n’a été nullement inquiété. Des supporters de certaines nations (Côte d’Ivoire, Sénégal) ont également été interdits d’accès aux États-Unis. Une Coupe du monde pas ouverte à tous, visiblement.

Les pauses fraîcheurs à rallonge

Il s’agit de l’une des nouveautés pendant cette Coupe du monde, disputée en plein été nord-américain, sous des fortes chaleurs. L’instauration d’une pause fraîcheur obligatoire, au milieu de chaque mi-temps, de près de 3 minutes. Mais plus qu’un moment de répit pour les joueurs, cette pause profite surtout aux chaînes de télévision pour passer des spots publicitaires, qui doivent obligatoirement aller à leur terme. Plusieurs joueurs s’en sont plaints, à l’image des Allemands, prêts à reprendre le jeu au bout de quelques secondes, mais qui ont été contraints d’attendre près de 2 minutes.

Les nouveautés inefficaces de la FIFA

Utiles dans l’idée, les nouvelles règles de la FIFA ont pourtant du mal à se faire une place dans cette Coupe du monde. Les gains de temps, souhaités par l’organisation, sont assez peu visibles, avec encore beaucoup de joueurs qui restent au sol plus que de raison et des gardiens qui gagnent du temps avant leur dégagement. Ajoutons à cela la sonorisation des arbitres qui est très peu audible pour les téléspectateurs et toutes les améliorations souhaitées de la FIFA ressemblent, pour l’instant, à un pétard mouillé…



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