L’équipage a amerri cette nuit dans le Pacifique, au large des côtes californiennes. Donald Trump a salué une mission «spectaculaire» et dressé un futur objectif: la planète rouge..
Une mission pour l’histoire de l’exploration spatiale, réussie de bout en bout. À bord de la capsule Orion lestée par d’immenses parachutes, les quatre membres de l’équipage de Artemis 2, les Américains Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen, ont amerri dans le Pacifique, dans la nuit de vendredi à samedi, à deux heures et sept minutes du matin, après neuf jours passés dans l’Espace.
Jusqu’aux derniers instants, l’espoir d’un retour sans encombre sur Terre n’était que théorie, notamment à cause de la séquence critique de la rentrée atmosphérique de la capsule en chute libre, à plus de 38.000 km/h.
Mais les astronautes ont passé avec brio la phase de freinage la plus délicate, notamment grâce aux premiers petits parachutes, déployés à environ 10 km d’altitude pour stabiliser et freiner la capsule dans un premier temps.
«Houston, ici Integrity. Nous vous entendons parfaitement», a annoncé le commandant Reid Wiseman après avoir passé la phase la plus périlleuse de la replongée dans l’atmosphère. «Quel périple», a lancé l’Américain. Tous les membres de l’équipage vont bien, s’est-il empressé d’ajouter. Le président américain a réagi dans la foulée, saluant une mission «spectaculaire» et dressant un futur objectif: la planète rouge.
«Félicitations à la formidable et très talentueuse équipe d’Artémis II. L’ensemble de leur voyage a été spectaculaire, l’amerrissage était parfait et en tant que président des États-Unis, je ne pourrais être plus fier!», a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. Et de lancer: «nous allons recommencer, puis passer à la prochaine étape, Mars!».
Vers un alunissage en 2028
Au cours de leur mission, les astronautes de la mission Artemis 2 se sont notamment aventurés à plus de 406.000 km de nous, soit plus loin que quiconque avant eux, et ont effectué un vol autour de la Lune.
Étant avant tout une mission test, Artemis 2 doit permettre à la Nasa de s’assurer que ses systèmes sont prêts pour permettre un retour des Américains sur la surface lunaire, afin d’y établir une base lunaire et de préparer de futures missions vers Mars.
La Nasa ambitionne un premier alunissage en 2028, soit avant la fin du mandat de Donald Trump et la date fixée par leurs rivaux chinois pour marcher sur la Lune en 2030.
Ce retour réussi sur Terre offre à l’agence spatiale le soulagement d’avoir réussi à renvoyer des astronautes loin dans l’espace, pour la première fois depuis la fin du programme Apollo en 1972, après des années de retard et de doutes.
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