Dans les Hauts-de-France – Des terres encore sous l’eau et des agriculteurs à bout – Alimentation et fourrages, Météo et Aléas climatiques, Grandes cultures


Un hiver qui n’en finit pas, des terres toujours inondées ou gorgées d’eau : des agriculteurs des Hauts-de-France alertent sur leur situation, six mois après le début de très importantes crues dans la région.

« On en est au point que certains veulent abandonner, on n’a jamais vu ça depuis 30 ans », se désole la présidente de l’Union des Syndicats agricoles de l’Aisne, Charlotte Vassant, assurant que 5 000 hectares de terres agricoles et pâturages sont encore inondés dans le département, 3 000 dans l’Oise voisine et des centaines d’agriculteurs touchés.

« D’habitude, (en cas d’inondation) l’eau repart de chez nous en deux jours, mais là ça fait des mois qu’elle stagne », ajoute-t-elle.

Blé, betteraves, petits pois… le président du syndicat FDSEA de l’Oise, Régis Desrumaux, liste les cultures de printemps qui n’ont pas pu être pas implantées sur les parcelles concernées, auxquelles il ajoute une « récolte d’herbe compromise sur des centaines d’hectares ».

Parmi les causes, le syndicat des Jeunes Agriculteurs et la FDSEA des deux départements incriminent l’envasement de la rivière Oise et des fossés.

Selon la préfecture de l’Oise, « une dizaine de communes du nord-est du département » sont concernées par les débordements de l’Oise. Une mission d’expertise a été mise sur pied, dont le rapport pourrait aboutir à la reconnaissance de l’état de calamité agricole. La préfecture de l’Aisne indique « suivre attentivement le sujet », sans confirmer le nombre d’hectares concernés.

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Dans le Pas-de-Calais, le département le plus touché par les crues des derniers mois, il n’y a plus de parcelles « noyées », selon le secrétaire général de la FDSEA, Jean-Pierre Clipet, mais « quasi-tous » les agriculteurs sont confrontés à des terres gorgées d’eau.

« On a un peu avancé dans le semis de betteraves mais avec un mois de retard. Le lin a été semé en retard aussi. Pour le maïs, on devrait être à 80 % et il n’y a pas 5 % de fait ». Résultat, « on va avoir tout à faire en même temps », s’inquiète-t-il.

A l’échelle nationale, le ministère de l’Agriculture notait qu’au 1er février, les surfaces de céréales d’hiver étaient en baisse de 7,5 % par rapport aux semis de l’hiver 2022, « les intempéries ayant largement perturbé les travaux des champs ».

Avril a été un nouveau mois au-dessus des normales saisonnières, mais les pluies sont restées excédentaires sur la moitié nord et le centre-est de la France, selon Météo-France.





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