dans les champs français, l’inquiétude des agriculteurs grandit pour la récolte 2027


DÉCRYPTAGE – La quasi-totalité des besoins en engrais pour cette année sont couverts. Mais la hausse du prix des intrants azotés pousse les professionnels à attendre avant de réaliser les achats pour la prochaine campagne.

La haute saison agricole n’est pas encore entamée dans l’Hexagone, mais déjà dans les fermes, tous les regards se portent vers les semis pour la récolte 2027. En effet, la quasi-totalité (90 %) des besoins en engrais azotés nécessaires aux cultures de l’année est bien assurée, grâce aux achats réalisés à l’automne dernier et durant l’hiver. Mais ceux pour la prochaine campagne démarrent le mois prochain.

Or la fermeture du détroit d’Ormuz consécutive au déclenchement fin février de l’offensive israélo-américaine en Iran a créé une poussée de fièvre sur les prix de ces intrants indispensables, dont 30 % transitent par le passage. Le prix de l’urée est passé de 500 à 735 euros la tonne (+ 47 %) depuis le début du conflit, et de 330 à 440 euros la tonne (+22 %) pour la solution azotée, rappellent les spécialistes des marchés agricoles Argus Media. Du côté de lammonitrate 33,5, troisième des engrais le plus utilisés en grandes cultures, la hausse est moins forte, mais elle atteint tout de même…

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