Comment Tenerife se prépare à l’arrivée du navire de croisière frappé par un hantavirus


Quai du port de Granadilla, où le MV Hondius devrait arriver dans trois jours, à Santa Cruz de Tenerife, Espagne le 7 mai 2026.
Leonardo Benassatto / REUTERS

DÉCRYPTAGE – Le « MV Hondius » devrait arriver dimanche au large de l’île des Canaries, sans accoster, avant le débarquement et l’évacuation des 150 passagers et membres d’équipage. Seuls les ressortissants espagnols seront mis en quarantaine.

Une digue extérieure de 2500 mètres. Et un petit quai d’accostage de 160 mètres. Sur la photo satellite de Google Maps, ce dernier n’accueille qu’un seul navire. Le port de Granadilla, sur l’île de Tenerife, inauguré en 2018 après 360 millions d’euros d’investissements publics et toujours inachevé, est immense et à peu près vide. Il ne reçoit que 60.000 tonnes de marchandises par an, le chiffre le plus bas des 11 infrastructures gérées par les autorités portuaires des Canaries.

Un port situé à 10 minutes de l’aéroport sud de Tenerife et, donc, presque désert… Idéal pour débarquer les passagers du bateau fantôme qu’est devenu le MV Hondius. Le navire de croisière touché par un foyer d’hantavirus s’est vu interdire l’accès au port de Praia par les autorités du Cap-Vert, incapables de faire face au défi sanitaire. C’est l’Espagne qui accède à la requête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de fournir une solution aux quelque 150 passagers et membres de l’équipage.

Il est prévu que le…

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