Napoléon, Victor Hugo, François Ier… une centaine de lettres intimes et de documents historiques adjugés à Besançon


Près d’une centaine de lettres et manuscrits historiques ont été vendus aux enchères vendredi, pour un montant total d’environ 50.000 euros.

Des lettres de Napoléon, de Victor Hugo ou encore de la femme de chambre de Marie-Antoinette: près d’une centaine de lettres et d’autographes, dont certains appartenaient à d’illustres personnages de l’histoire et de la littérature françaises, ont été adjugés vendredi à Besançon. Le montant global de la vente intitulée «Autographes et manuscrits – Plumes de l’histoire» s’est élevé à environ 50.000 euros, a indiqué le commissaire-priseur Jean-Paul Renoud-Grappin.

La vente, composée de nombreuses pièces en lien avec la Franche-Comté et de correspondances de personnages de renom, provenait principalement de la collection privée d’un passionné décédé il y a une dizaine d’années. Parmi ces documents, intimes ou sérieux selon leur destinataire, une «note autographe» de quelques mots en français et en anglais de Napoléon Bonaparte, alors qu’il était en exil, a emporté la plus haute enchère, à 4300 euros.


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Batailles

«Qui imagine Napoléon parler anglais?», s’est amusé le commissaire-priseur, au sujet de ce «billet improbable», alors qu’une bataille s’engageait entre acheteurs de France et d’Australie, faisant s’affoler les enchères. «L’Empire est toujours surprenant car il y a des admirateurs de Napoléon dans le monde entier», a constaté le commissaire-priseur, alors qu’un acheteur australien a eu le dernier mot.

Une lettre signée de François Ier à Angoulême en 1542, une lettre de Victor Hugo à sa marraine, enterrée à Besançon, des courriers de Madame de Maintenon, l’épouse cachée de Louis XIV, ou encore une partition écrite par le compositeur hongrois Liszt lors d’un voyage à Besançon en 1845, ont également trouvé preneurs. Certains témoignages sont «assez émouvants», estime la clerc de commissaire-priseur Solène Renoud-Grappin. Elle cite ainsi une lettre de Madame Campan, femme de chambre et confidente de Marie-Antoinette, qui rapporte ce que la future reine guillotinée lui a raconté: «ma fille a fait un cauchemar où elle rêvait que je me faisais assassiner dans ma chambre».



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