Charles Pollock, le grand frère peintre dans l’ombre du maître du dripping


Il s’appelait Pollock : Charles Pollock. Fils de LeRoy et Stella, frère de Jackson, peintre lui aussi. Mais contrairement à ce dernier, devenu une légende de l’expressionnisme abstrait, l’histoire de l’art l’a oublié. Charles, alias Chas pour la famille, a créé dans l’ombre toute sa vie. Ignoré des critiques, des galeries, des musées. Un mauvais peintre ? Bien au contraire. Mais de ceux qui ont échappé aux radars : un patronyme trop lourd, un tempérament trop secret… Cela a suffi à ce que son œuvre soit éclipsée.

Elle mérite pourtant amplement d’être regardée d’un œil neuf. Pleine de foi en l’homme et d’éclats de couleur, elle a épousé le siècle pour raconter une autre Amérique : celle des Raisins de la colère de Steinbeck et du Dos Passos de Manhattan Transfer ; celle des ravages de la crise de 1929, des espoirs du New Deal, des combats d’une gauche sans concession, jusqu’à l’avènement de la société de consommation et celui, parallèle, de l’abstraction triomphante…

Le combat d’une fille pour la reconnaissance de son père

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