« Berlin » sur Netflix, réunion de chefs-d’œuvre volés dans la nouvelle saison de la série


Cette fois-ci, plus question de banque ou de bijoux : nos voleurs se tournent vers l’art ! Depuis le 15 mai, la série Berlin, spin-off de la très populaire saga espagnole La Casa de Papel (2017–2021), est de retour sur Netflix avec une deuxième et dernière saison en huit épisodes, centrée sur un chef-d’œuvre de Léonard de Vinci. Avec à la clé une séquence qui renvoie à de célèbres cambriolages de musées, pour un savant mélange entre fiction et réalité.

Le voleur Berlin (incarné par l’acteur Pedro Alonso) et ses équipiers sont engagés par un duc andalou (campé par José Luis García Pérez) pour dérober La Dame à l’hermine de Léonard de Vinci (1488). Le plan ? Extraire en catimini le tableau de son musée, le remplacer par une copie parfaite et fournir l’original au commanditaire qui en fera le fleuron de sa collection secrète. Bien réel, ce célèbre portrait peint par le fameux maître italien de la Renaissance n’a en vérité jamais été volé : il se trouve toujours exposé au musée national de Cracovie, l’État polonais l’ayant acquis en 2016 avec la collection Czartoryski.

Une œuvre de De Vinci riche en symboles au centre de l’intrigue

La série joue avec les symboles de l’œuvre. La femme représentée, Cecilia Gallerani, était la maîtresse du duc de Milan Ludovic Sforza. L’animal qu’elle serre contre elle renvoie au surnom de son amant, lié à l’ordre de l’Hermine. Le tableau constitue donc une déclaration d’amour cryptée.

Léonard de Vinci, La Dame à l’hermine

Léonard de Vinci, La Dame à l’hermine, 1488

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Huile sur panneau de bois • 54 × 39 cm • Coll. Muzeum Książąt Czartoryskich w Krakowie • CC0 Google Art Project

Or, dans la série Berlin, le duc commanditaire du vol, très possessif avec l’art comme avec les femmes, associe justement sa collection secrète à la sensualité, au point d’avoir installé un lit au milieu des œuvres dérobées pour, peut-être, pimenter ses galipettes avec son épouse incarnée par Marta Nieto.

De célèbres tableaux volés pour un fantasme de collectionneur

Arrivés dans la cave à vin secrète du duc, transformée en bunker protégé par des lasers, Berlin et ses complices découvrent une collection d’art contenant notamment plusieurs des tableaux qui ont été, quant à eux, réellement volés au musée Isabella Stewart Gardner de Boston lors du célèbre casse de 1990 : Le Concert de Vermeer (vers 1666), Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée par Rembrandt (1663), Chez Tortoni de Manet (vers 1875).

Johannes Vermeer, Le Concert

Johannes Vermeer, Le Concert, 1666

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Huile sur toile • 72,5 × 64,7 cm • Coll. musée Isabella-Stewart-Gardner, Boston

À leurs côtés se trouvent aussi Fleurs de pavot de Van Gogh, volé en 2010 au Caire ; Vue d’Auvers sur Oise de Cezanne (vers 1873), dérobé en 1999 à l’Ashmolean Museum d’Oxford ; Femme à l’éventail de Modigliani (1919), disparu lors du célèbre cambriolage du musée d’Art moderne de Paris en 2010 ; ou encore La Nativité de Caravage (1609), volatilisée de l’oratoire San Lorenzo de Palerme en 1969.

« Les plus grandes œuvres volées de l’histoire de l’art », d’une valeur totale de « plus d’un milliard d’euros », exulte Berlin, qui se lance alors dans un plaidoyer pour l’art, qu’il décrit comme « la plus haute vibration de l’âme humaine ». Au milieu des histoires sentimentales de telenovela tournées avec moult ralentis et flash-backs agaçants, cette idée de réunir dans une même pièce toutes les œuvres volées non retrouvées les plus célèbres de l’histoire, en imaginant qu’elles ont été dérobées par une seule personne, offre à la série sa séquence la plus réjouissante. Un fantasme de collectionneur aussi spectaculaire qu’improbable !

 

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Berlin et La Dame à l’Hermine

Créée par Álex Pina et Esther Martínez Lobato

Espagne • 2026 • huit épisodes de 50 minutes.

Disponible sur Netflix





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