BD: Riad Sattouf remporte le Grand Prix 2023 du Festival d’Angoulême


Portrait de Riad Sattouf

Portrait de Riad Sattouf, 2023

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© Allary Éditions / Photo Marie Rouge

Le festival international de la bande dessinée d’Angoulême, dont la 50e édition se terminera dimanche, a remis mercredi son prestigieux Grand Prix. Décernée chaque année à une autrice ou un auteur de BD pour l’ensemble de son œuvre, la récompense revient cette fois à Riad Sattouf (né en 1978), connu pour sa série L’Arabe du futur (2014–2022) – un bijou d’autodérision en six tomes retraçant son enfance et sa jeunesse entre la France et la Syrie, traduit en 23 langues et vendu à des millions d’exemplaires, qui fait de lui l’un des auteurs de BD les plus lus dans l’Hexagone – et Les Cahiers d’Esther (2015–2023).

Riad Sattouf, Extrait des Cahiers d’Esther

Riad Sattouf, Extrait des Cahiers d’Esther, 2016

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© Riad Sattouf / Allary éditions 2016

Son dessin synthétique à la ligne claire accompagné de textes percutants et pleins d’humour, ses antihéros désopilants, son approche novatrice de l’autobiographie, ainsi que son habileté à croquer les mœurs de ses contemporains, et en particulier des adolescents, lui ont valu de nombreux prix internationaux dont le Los Angeles Times Graphic Novel Prize, et deux Fauves d’or du meilleur album à Angoulême.

Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, l’artiste de 44 ans s’est formé à Nantes et aux Beaux-Arts de Rennes avant d’étudier le cinéma d’animation à l’école des Gobelins à Paris. À partir de 2002, il partage un atelier avec Joann Sfar et se fait connaître avec des albums tels que Les Pauvres Aventures de Jérémie (2003, Prix René-Goscinny du meilleur scénario), No Sex in New York (2004), ou encore les tribulations de Pascal Brutal chez Fluide Glacial à partir de 2006, tout en tenant dès 2004 une chronique dans les pages de Charlie Hebdo, La Vie secrète des jeunes.

Planche extraite du tome 6 de l’Arabe du futur de Riad Sattouf

Planche extraite du tome 6 de l’Arabe du futur de Riad Sattouf, 2023

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Également réalisateur de deux longs métrages, Les Beaux Gosses (2009, César du meilleur premier film) et Jacky au royaume des filles (2014), Sattouf succède ainsi à la Canadienne Julie Doucet, lauréate du Grand Prix d’Angoulême 2022, et l’emporte sur les deux autres finalistes, Catherine Meurisse et la féministe américaine Alison Bechdel, figure de la BD queer.

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