Au musée Jean-Jacques Henner, les élèves du peintre sortent de l’ombre


Elles s’appellent Louise Abbéma, Madeleine Smith, Juana Romani, Ottilie Roederstein, Marie Petiet… Artistes et femmes de la Belle Époque, elles ont pour point commun de s’être formées auprès du peintre Jean-Jacques Henner (1829–1905) et d’être aujourd’hui, pour la plupart, de parfaites inconnues aux yeux du grand public.

Les œuvres d’une dizaine d’entre elles sont exposées jusqu’au 28 avril au musée Jean-Jacques Henner, où est ainsi mis en lumière leur parcours, qui dit tout de la condition des peintres féminines de la Belle Époque… Et révèle par la même occasion un pan méconnu de la carrière d’Henner : son rôle de professeur.

Un long travail d’enquête

Voilà plus de trois ans que les équipes du musée Henner, épaulées par un comité scientifique, enquêtaient sur le destin de ces femmes passées par l’ « atelier des dames », où a enseigné le peintre. La tâche était d’ampleur. « Nous n’avons pas retrouvé de registre d’élèves, ni de photos de classe à l’image de celles que l’on connaît de l’Académie Julian », regrette Maëva Abillard, conservatrice du musée.

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