Au musée Guimet, les bronzes d’Angkor rayonnent de leur beauté pure


Le brouhaha qui emplissait la cour khmère du musée Guimet a soudain laissé place à un silence planant, lorsque la ministre de la culture du Cambodge, Phoeurng Sackona, s’est avancée pour se recueillir devant le grand Vishnou (chef-d’œuvre de l’exposition) et déposer à ses pieds un bouquet de fleurs. Un rappel du caractère sacré toujours vivace, pour des millions de personnes dans le monde, de ce que les non-initiés voient avant tout comme de magnifiques œuvres d’art et de fascinants vestiges archéologiques.

Cette force du sacré est à vrai dire ressentie par tous, croyants ou non, face aux œuvres majeures de cette exposition. Douceur et harmonie des volumes, épure et sérénité des traits, finesse et parcimonie des détails… La beauté des sculptures en bronze de l’empire khmer (grande puissance dominante de la péninsule indochinoise du IXe au XIIIe siècles) issues des 200 temples de l’immense site archéologique d’Angkor, dans le nord du Cambodge, laisse sans voix.

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